Confession

Viens déposer tes songes à la table du mensonge,
Viens cracher sur leurs tombes à la table du pardon,
Viens pleurer tes regrets à la table des non-dits,
Et viens rire avec moi à la table de la vie.

A la force des mots je consolerai ton âme,
J’écouterai tes déboires et tes plus grands fracas,
Tes actes et tes pensées vas-y déballe moi tout,
J’répare les âmes meurtries et même les plus maboules.

Raconte moi l’enfer du tourbillon de la vie,
La routine mortuaire que tu t’impose chaque jour,
Un gosse, une femme, un chien et bien sur le crédit,
Viens vomir à ma table ton rôle de patriarche,
Avant qu’une corde nouée s’attache à ton vieux cou.

A toi qui cri souvent, qui poursuit le combat,
Manifestant dans l’âme, tu aides les opprimés,
Viens cracher à ma table ton dégoût des parias,
Et je lèverai pour toi le drapeau liberté.

Vieille grand-mère délaissée que le temps assassine,
Les heures s’écoulent au rythme d’une vie fade et ternie,
Viens chanter à ma table les louanges du passé,
Je conterai avec toi tes amours tant rêvés.

Toi l’enfant délaissé qui vis une pénitence,
Ta bataille c’est la vie qui t’met sans cesse une gifle,
Je t’emmènerai de force à la table de l’enfance,
Et t’aura mal au bide d’avoir beaucoup trop ri.

Toi l’ado dépressif qui enchaîne les déboires,
Tu pense avoir compris les tréfonds de l’abîme,
Viens avant faire un tour à ma table de l’espoir,
Tu comprendras très vite que tu n’as rien compris,
Et que la vie jamais, n’est totalement acquise.

Mère célibataire qui survie tel un fantôme,
Métro, boulot, dodo sans oublier le môme,
Viens pleurer à ma table tes larmes d’infanticide,
Je te donnerai le mouchoir dédié aux héroïnes.

Un amour difficile, une amitié perdue,
Crache, vomi, mais à l’intérieur ne laisse rien,
Une envie d’en finir, un parent disparu,
Accroche toi à mes mains, je te pousserai vers demain.

La vie donne 1000 raisons de partir pour de bon,
Je t’en balancerai 100 pour rester dans ce monde,
Surtout n’ai peur de rien, mon âme encaisse et gère,
Mon cœur tout dévoué s’ra pendu à tes lèvres.

Allez cri ton ras le bol, j’t’écouterai en silence,
Vas-y pleure ton chagrin, je prierai pour les absents,
Si ta vie te déprime, je t’emmènerai loin d’ici,
Et si tu veux simplement rire à l’infini
Ne sois pas égoïste, la joie elle se partage,
Viens toquer à ma porte pour alléger mon âme.

A propos de : Mistinguette

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