Je ne regrette rien

Non rien de rien,
Non, je ne regrette rien,
Ni les mots oubliés,
Les promesses, tout ça m’ait bien égal.

Non rien de rien
Non, je ne regrette rien,
Le passé, enterré, oublié,
J’ai fini d’espérer.

Avec mes souvenirs,
J’ai pleuré toutes les nuits,
Tous ces mots qu’on me dit,
Ne tombe pas dans l’oubli.

J’ai encaissé toujours,
Les non-dits, les bavards,
Ils pensaient pas à mal,
J’ai le cœur bien trop mou.

Avec leurs étincelles,
Ils m’ont rendu plus belle,
J’ai rêvé d’l’éternel,
Protégée par leurs ailes.

J’ai gardé en silence,
Mes pensées, mes tourments,
Inutile d’être deux,
A être malheureux.

Il suffit de sourire,
De prêcher leurs paroles,
De jouer la frivole,
Et je deviens souvenir.

Je garde au fond de moi,
En secret dans le noir,
Leurs mots et leurs regards,
Les blessures de mon âme.

Non rien de rien,
Non, je ne regrette rien,
Ni les mots prononcés,
Les attentes, tout ça m’ait bien égal.

Non rien de rien
Non, je ne regrette rien,
Le passé, envolé, éjecté,
J’ai fini de rêver.

Avec mes souvenirs,
J’ai recréé ma vie,
Revécu tous ces rires,
Cachée au fond d’mon lit.

Ces vrais jeux de gamins,
Là avec le cousin,
J’y pense tous les matins,
Oubliant son destin.

J’évite d’imaginer,
Son geste désespéré,
Mais l’imagination,
Est pire qu’une possession.

Je revois toutes ces larmes,
Et ces tombes bien fleuries,
J’y vais les yeux hagards,
Et les mains toujours vides.

Le sourire du tonton,
Sa gentillesse innée,
C’est gravé là au fond,
De mon cœur éploré.

Je vais pas à l’église,
Prier pour un martyr,
Je crois pas à ce Dieu,
Je ne crois qu’aux adieux.

Je brandirai la croix,
Si c’est ta religion,
Mais j’le ferai qu’une fois,
En ce jour d’abandon.

Non rien de rien,
Non, je ne regrette rien,
Ni les tombes oubliées,
Les prières, tout ça m’ait bien égal.

Non rien de rien
Non je ne regrette rien,
Le passé, c’est réglé, enfermé,
J’ai fini de pleurer.

L’insouciance je l’envi,
On pense trop aujourd’hui,
Faut vivre sans réfléchir,
Et ne pas que survivre.

Faut rire comme des gamins,
Crier tous nos chagrins,
Insulter tous ces cons,
Aimer dans l’abandon.

J’ai ri avec ceux-là,
Ces amis d’autrefois,
Je pense à nos débâcles,
A ces instants d’émoi.

Ces soirées mouvementées,
Ces moments de connerie,
Ni futur ni passé,
On profite de la vie.

Des pleurs et puis des cris,
Avec tous ces amis,
Certains ont disparu,
D’autres sont seulement perdus.

Le temps a confirmé,
Les vrais, les essentiels,
Le temps a éloigné,
Tous ces superficiels.

Sans eux j’aurai sombré,
Ils sont comme un pilier,
Ils m’aident à me relever,
A balayer l’passé.

Présents quand j’ai pêché,
Jamais ils m’ont jugé,
J’ai bu tous leurs conseils,
Pour trouver le sommeil.

Non rien de rien,
Non, je ne regrette rien,
Ni les rires oubliés,
Les absents, tout ça m’ait bien égal.

Non rien de rien
Non, je ne regrette rien,
Car ma vie, malgré tout, malgré toi,
Je l’aime à en mourir.

A propos de : Mistinguette

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