Arrête de t’plaindre- 5

Toujours à la même place,
Faudra pas qu’on perde la face,
Plains toi pas si tu t’bats pas
Rien ne tombe du ciel, on mange pas dans les mêmes plats

 

La révolte gronde,
Tous debout on lève les frondes,
Le poing levé, ensemble faut s’faire entendre,
Même les poings liés on saura se défendre,

 

Nos droits se sont gagnés dans la rue
Même quand les gouvernements n’y ont pas cru
Regarde-toi dans une glace
Ose te battre pour gagner ta place

 

Aucune raison nous pousse à subir
Mais les inégalités endeuillent nos sourires
On veut plus vivre le pire
Alors on s’lève pour faire tomber l’empire

 

Les médias nous diabolisent
Pendant qu’le patronat voudrait qu’on s’tue dans la tise
Ça m’attriste mais putain matte leur valise
La solidité de leurs reins nous pousse à être réalistes

 

Si on se bouge pas, si on reste là
On attendra qu’ils nous jettent les restes comme aux rats

 

L’international est dans nos têtes
Le pouvoir national est dans nos mains
On vient plus pour négocier mais pour changer nos lendemains
La loi travail à nous couler
Toutes les failles doivent être exploitées
On s’mettra pas à terre, nos genoux sont déjà écorchés

 

On a plus la tête baissée, le peuple est prêt à l’emporter
Nos vies ne peuvent plus être définies
Par une minorité qui de jour en jour nous affaibli.
Si on ose se lever

 

On sortira gagnant
Et nos proses soulevées
Contre ces gouvernements
Ils veulent qu’on pose les pavés
Qu’on se taise gentiment
Mais on s’oppose dans les travées
Pour stopper l’assouvissement

 

Alors tu peux charger, CRS
On reste en face de toi, on bougera pas nos fesses,
C’est pas à cause de ta lacrymaux que nos larmes coulent,
Mais bien parce que le pouvoir de nos idéaux fait bouger les foules

 

La dictature du profit a fini par aliéner nos esprits
Faut sortir de nos lits pour se battre contre leur mépris

 

J’me f’rai pas tatouer d’code barre
Tous fichés nos libertés se font de plus en plus rares
Alors debout, c’est à nous de redresser la barre

 

L’heure est venue du soulèvement
La révolte viendra de ceux qu’ils appellent les « petites gens »
On f’ra pas comme Robin des bois et petit Jean
Reprenons ce qui nous appartient et ne leur laissons que leurs sous-vêtements

 

Tous ensemble tous ensemble Hé Hé
Aujourd’hui faut qu’on s’rassemble Hé Hé
Tous ensemble tous ensemble Hé Hé
Notre liberté naîtra de leurs cendres
Tous ensemble tous ensemble Hé Hé
Aujourd’hui faut qu’on s’rassemble Hé Hé
Tous ensemble tous ensemble Hé Hé
Notre liberté naîtra de leurs cendres Hé

Arrête de t’plaindre – 4

Venir avec toi, quand tu voudras
Mais c’est ton monde qui veut pas de moi
Les bulles finissent toujours par éclater
Même tes fleurs finiront par faner

J’veux bien les ramasser quand même
En t’écoutant lire tes poèmes
Ton écriture me fait rêver
Mais tes pensées peuvent me choquer

C’est sur la vie que tu veux te branler?
Sur tes conneries tu peux pisser
Regarde plus loin que le bout de ton gland
Qui t’as donné tes deux enfants
C’est pas juste avec ton poignet que tu vas construire
Une liberté qui les fera jouir

Allez, on va à Amsterdam
Voir ces femmes offrir leur charme
Ou plutôt vendre, rien est gratuit
Tout de consomme, tout se détruit

La pute c’est moi dans les rayons
Victime de cette consommation
Coupable d’y contribuer
Faut essayer de se limiter

Mais c’est comme ça on est esclave
Enfermés comme dans une cave
Et pourtant on a le choix
Et putain laisse-moi ce droit

Va débattre à l’Elysée
Viens te battre pour l’égalité
Faut faire les deux pour gagner
C’est ça la priorité

Ca peut pas être d’aller bander
Devant des films en 3D
Ou des pubs qu’il faut brûler
Même si, bien-sûr, il faut baiser

Mais ne soit pas si crédule
C’est la société qui nous encule
Alors on tente de résister
Alors on marche le cul serré
Alors on est en première ligne
Ils nous prendront et sans vaseline

Toi aussi, viens à ma table
Moi aussi, je t’inventerai des fables
Qui seront peut-être bien plus banales
Mais derrière, y’aura toujours une morale

J’y placerai quelques dictons
Et des expressions syndicales
Tu les transformera en chanson
Tu les chanteras dans ton bocal

C’était mon tour dans ce duel
J’ai répondu à ton appel

Mais comme toujours, tu es plus fort
Tu obtiens le meilleur score

Tes rimes à toi sont bien plus belles
Mais aussi bien plus cruelles…

Arrête de t’plaindre – 3

Viens avec moi viens dans mon monde
Viens dans ma bulle de je ne sais quoi
Marche sur mon gazon qu’il faut tondre
Ramasse mes fleurs elles sont pour toi

C’est si simple de rêver
Rien ne peux nous en empêcher
El Komery rien a branler
C’est sur la vie que j veux me branler
Sur la connerie des beruriers
Loin des discours électoraux
Loin de ces pantins syndicaux

Moi le soir avant de me coucher
Je repense à toute ma journée
A ces moment où j’ai bande
Des fois jusqu’à éjaculer

Mais dans ta bouche François !
Mais dans ta bouche à toi !
Qui a le nom de ce pays
Avec ses putes dans ses vitrines
Qui lorsqu’on passe au moins sourient
Pour venir offrir leur cyprine
Loin de tes putes que l’on voit
Venir nous dicter nos vies
Au ministère de la vaseline !

Viens lire mon dictionnaire
Décrypte mon vocabulaires
Viens t amuser avec mes verres
Viens même me prendre par derrière
Une sodomie peut être bien faite
Elle peut même faire perdre la tête
Chez moi tu sais rien n’est vulgaire
Juste parfois un gout amer

Quand je vois ces gens hésiter
A laisser tout ça de cote
Pour avec moi venir bander
Pour changer de priorité

« C’est déplacé, monsieur »
« Vous êtes en marge, monsieur »
« Quel utopiste, monsieur »
« Trop optimiste, monsieur »
…. »Je vous emmerde, madame, je suis heureux »…

Le bonheur n’est pas une quête
On essaye pas de le trouver
On n’essaye pas de le chercher
On ne se prend pas la tête
On choisit juste de l’être

Votre refuge ma chère…est ma vie
Mais pas une vie de refugie
Mais pas une vie de planque
Votre refuge ma chère…est ma vie

Mais ce refuge est façonné
A ma sauce assez pimentée
A mon humour déplacé
Une image assez écornée
Mais quand j veux j peux éjaculer
Ca n’a pas de prix

Libre à toi peuple de France
De venir t assoir à ma table
De laisser cracher ta semence
Ou de l enfouir dans le bac à sable

C’est avec elle qui faut repeindre
C’est avec elle qu’on va gagner
Montrer a tous ces enfoirés
Que notre pinceau va s’enfoncer
Au plus profond de la vérité
Et tout ça sans se plaindre

Arrêtons de lire Germinal
Retrouvons-nous main dans la main
Rebeux, blancs-becs, races de chacals
Retrouvons-nous main dans la main
Laissons de cote tout ce mal
Retrouvons-nous main dans la main
Brulons les expressions syndicales
Donne-moi la main…

J’écris encore ces quelques lignes
Pour m’amuser avec les rimes
Ce slam était juste pour la frime
Mais il était pour toi Lilhymne…

 

Arrête de t’plaindre – 2

Comment voir nos verres se lever
Pendant qu’on regarde le peuple trinquer?
Donne-moi les sous pour payer ma tournée
Donne-moi un monde pour continuer à rêver

Que les soirées de beuveries et de danse
Restent des moments d’insouciance
Refuge de toutes ces violences

Mais qu’elles ne deviennent pas ignorance
Le reste du temps bats-toi et pense
C’est comme ça que les choses avancent

Putain de France

Ne reste pas centré sur ton bedon
Ne devient pas un mouton
Juste parce que toi, tu as des fleurs dans ton gazon

Putain on peut se plaindre
Putain on doit contraindre
Putain il faut repeindre
Les nuages avec les couleurs des arcs en ciel

Pour redonner des ailes
A nos petits Peter Pan rebelles
Pour qu’eux aussi se battent pour l’essentiel

Je me rappelle comme c’était hier
J’ai écouté mon grand-père
Lui qui aujourd’hui est fier
De me voir assurer ses arrières

Pour préserver nos droits
Pour honorer les combats
De ceux qui avant ont lutter pour nous
Et qui s’indignent devant tous ces toutous

Le bitume est fait pour marcher
La toute-puissance doit être contrée
Les richesses devraient être partagées
L’hypocrisie devrait être sincérité
L’individualisme devrait être solidarité
La précarité devrait devenir sécurité
Les bien-pensants devraient dégueuler

Continuons à parler des vitrines cassées
Par des connards même pas interpeller
Parce qu’on préfère ne pas avouer
Que c’est des pacifistes qu’on a gazé

La lutte continue
Quitte à finir tout nus
Mais vêtus de nos valeurs
Nos richesses sont intérieures

Seul, on va plus vite
Ensemble, on va plus loin…

Arrête de t’plaindre – 1

Toujours encore ça recommence
Encore le réveil qui sonne
Toujours encore cette même France
Toujours de plus en plus conne

Toujours encore peuple de con
Aller mettre son bulletin dans l’urne
Pour ensuite toujours aussi con
Descendre marcher sur le bitume

S’enfermer quel que soit l’âge
Dans des combats de bas étage
Suivre le troupeau dans l’alpage
Donner une si triste image

A nos gamins si ignorants
A tous nos petits Peter Pan
Qui seront tous des encules
A tous les jours vous voir gueuler

Mais putain arrête de te plaindre…
Mais putain arrête de te plaindre…

Va faire croisière sur le Pacifique
Va faire un p’tit tour en Afrique
Va dans le ghetto en Amérique
Va juste voir un peu plus loin
Va voir celui qui n’a pas de pain
Va juste voir le gamin Syrien

Tu reviendras ensuite…
Gueuler pour ton boulot
Gueuler pour ton cdd
Gueuler pour ton réseau
Gueuler pour le mariage PD
Gueuler pour tes impôts
Tu reviendras ensuite…

Mais accepte-toi un peu
Regarde toi dans un miroir
Et tu verras que tu peux!
Sortir un peu de cette pièce noire

Que c’est contre toi que tu te bats
Tu nous vomis ta frustration
De ne pas savoir où tu vas
D’être toujours aussi con

Rappel-toi comme c’était hier
Ecoute un peu ton grand-père
Enlève ces putains d œillères
Viens avec moi descendre une bière

Mais putain arrête de te plaindre…
Mais putain arrête de te plaindre…

Enfin je suis obligé de l’admettre
Ca y est enfin nous sommes en crise
Je peux enfin retourner ma chemise
Mais par contre je garde ma veste

Mais pas de crise économique…non !
Pas de crise immobilière…non !
Pas de crise politique…non!
Pas de crise financière…non!

Pas de crise étatique…non plus!
Une crise du peuple qui n’en peut plus!
Une simple crise de l’incapable
Qui préfère hurler dans la rue
Au lieu de se voir lamentable !

Alors putain arrête de te plaindre…
Alors putain arrête de te plaindre…

Tu penses que ta vie devrait être mieux
Tu lorgnes sur plus de bonheur
Tu as peur de devenir vieux
Sans le trouver ce foutu bonheur?

Tu as raison…mais nourris-t-en…
C’est un poison…c’est un aimant…
Cette frustration…ce sentiment…
D être un sale con…

Transforme-la en énergie
Va t engager en politique
Même si tu pisses sur les partis
Fonce quand même leur mettre la trique

Fais-moi valoir tes idéaux
Fais-moi sortir tes convictions
Mais laisse tranquille mes hôpitaux
Mais laisse tranquille mes métros

Zappons un peu Al Qaida
Zappons la peur des attentats
Zappons ces foutus syndicats
Zappons ces extrêmes fachos
Zappons un peu tous ces drapeaux

Faisons l’amour, Faisons la fête,
Fais tout ce qu’il te passe par la tête
Mais je t’en supplie fait en sorte
Peuple de France qui se respecte
Que lorsque ton gamin sorte
Il ne ramasse pas que des miettes…

Alors putain arrête de te plaindre…
Alors putain arrête de te plaindre…