Le Cancer des Mots

Non je n’ai pas changé d’adresse
J’ai juste modifié mes noblesses
Pas la peine de v’nir frapper, j’ouvre pas à ceux qui m’oppressent

Et même si t’es une gonzesse
Si t’as la plus belle paire de fesses
Ça sert à rien de remuer, j’lui ferai aucune politesse

Je n’ai d’yeux que pour ma maîtresse
Je la doigte comme une prophétesse
C’est ma vieille plume de drogué, qui bave son encre et qui vous blesse

J’ai attrapé l’cancer des mots
Mais je n’veux surtout pas d’chimio
J’veux contaminer tout l’monde, j’m’acharne,
Et j’veux garder mes poils sur l’crane

Lis-moi ou pas j’m’en bat l’ânesse
D’façon j’écris pas pour la presse
Ni pour toi, ni pour moi, et j’rêve pas d’une carrière US

Tu fais erreur sur ma finesse
J’ai pas peur de choquer l’altesse
Et même parfois, oh oui mon roi, je pisse un peu sur la vieillesse

J’peux faire dans la délicatesse
Et demain t’écarter les fesses
Docteur sournois ou Mister chat, mes sept vies je te les confesse

J’ai attrapé l’cancer des mots
Mais je n’veux surtout pas d’chimio
J’veux contaminer tout l’monde, j’m’acharne,
Et j’veux garder mes poils sur l’crane

Pourquoi j’m’emmerde sur la vanesse
Parce que j’t’emmerde et que j’te dresse
Je vaticane sur la papesse
J’lève la soutane de la prêtresse
J’ai la banane et je m’empresse
D’sortir ma cane et mes caresses
Pour les nymphomanes, les tigresses
Les mythomanes je les agresse
A ma sarbacane vengeresse
A chaque chicane, j’fais des prouesses
Et des fois j’plane sur la paresse
Mais si j’te vois et qu’tu ricane, tu auras l’trait’ment des traitresses

J’pète ma durite, je sèche la messe
J’sors ma bite devant la duchesse
Je donne du fric pour m’faire souffler dans l’fifre par les négresses

Et toi tu voudrais que je cesse
Et moi j’aimerai que tu acquiesces
Que tu comprennes que j’suis de ceux qui s’autorisent des largesses

J’collectionne l’indélicatesse
Et j’affectionne les clownesses
Même dieu ne pourra m’empêcher mes volontaires maladresses

J’ai attrapé l’cancer des mots
Mais je n’veux surtout pas d’chimio
J’veux contaminer tout l’monde, j’m’acharne,
Et j’veux garder mes poils sur l’crane

Alors vas-y-toi…
Euthanasie-moi…
J’suis pas nazi-moi…
J’prends d’l’extasie-moi…
J’vote Sarkozy moi…

La nuit tout l’monde ferme les yeux et décompresse
Pendant que moi je me met bleu à la Guinness
Et quand me vient l’inspiration j’prends mon crayon et j’invente quelques poétesses

Souvent c’est con mais parfois il y a d’la tendresse
Des textes bidons et d’autres remplis d’allégresse
Mais sois en sur la nuit moi je n’suis pas en laisse

Je matte la Lune et c’est ici que le bât blesse
C’est la pleine Lune et j’ai les poils qui se dressent
Un hurlement j’peux plus écrire, ça tombe bien j’ai plus d’rimes en « esse »

Si tu veux voir le loup garou, faudra passer à la caisse
Il va falloir sortir tes sous pour que tu le caresses
Car je fais plus dans l’romantique, j’veux du bestial et surtout pas d’tendresse

N’en déplaise à ta vaginale sécheresse

J’ai attrapé l’cancer des mots
Mais je n’veux surtout pas d’chimio
J’veux contaminer tout l’monde, j’m’acharne,
Et j’veux garder mes poils sur l’crane

Un invité spécial

Prépare-toi aujourd’hui, tu as de la visite
Quinze Septembre, jour de pluie, y a quelqu’un qui s’invite
Ouvre grand ton portail, elle est en train d’monter
Quelqu’un d’un peu spécial, quelqu’un qui a compté

C’est une femme avec qui, c’était souvent galère
Qui quand t’étais petit, t’as sauvé d’la misère
P’t’être même sauvé la vie, car c’était un enfer
Son nom était Berthuy, et elle était ta mère

Elle t’avais choisi, pour être le troisième
Toi t’avais rien choisi, mais tu l’aimais quand même
Et puis tu as grandi, t’avais pas le même nom
Ça a fait des conflits, ça a monté d’un ton

Vous êtes entrés en guerre, et tu la détestais
Mais pour la fête des mères, tu lui téléphonais
Pour la lui souhaiter, et discuter un peu
Sûr qu’au fond tu kiffais, je te connais mon vieux

Pour nous c’était mamie, mais là ça fait un bail
Qu’on l’appel plus ainsi, qu’on l’a rayé du bail
P’t’être que j’aurai aimé, discuté avec toi
Au lieu de t’ignorer, et d’honorer son choix

Surtout qu’il est plus là, et il aurait rien vu
Et même s’il était là, p’t’être qu’il aurait voulu
Que tu m’racontes un peu, comment était la vie
Avec ses trois frérots, la maison des Berthuy

J’ai bien quelques photos, dans la cour à Chadecol,
Où ils font du vélo, où ils vont à l’école
Tes quatre auvergnats, qui sont dev’nus des grands
Même s’ils sont plus que trois, ce soir ils restent enfants

En voyant leur maman, qui s’envole tout la haut
Jean-Mi, Didier, Christian, vous pouvez être paisible
Car votre frère l’attend, j’pense qu’il s’est fait tout beau
Et puis le connaissant, il a brulé la Bible

J’aimerai juste être un ange, pour pouvoir me marrer
Voir ce moment étrange, quand ils vont s’retrouver
Un subtil mélange, de bonheur et de gêne
Puis un regard qui change, l’au-delà est sans haine

Ils ont beaucoup à s’dire, à faire ils auront tant
Beaucoup de souvenir, en plus ils auront l’temps
Et j’pense qu’avec l’écoute, ils deviendront moins fier
Et une bonne fois pour toute, apprendront à se taire

Mais tous ces rendez-vous, ces p’tits moments prives
Resteront entre vous, resteront vos secrets
Pendant que tout en bas, tout l’monde se réuni
Pour une femme, une amie, pour maman, pour mamie

Moi j’suis juste resté con, quand j’ai appris c’matin,
J’restais sans réaction, au message du parrain
Mais je sais qu’aujourd’hui, je n’ai aucune envie
De penser aux conflits, aux rancœurs de la vie

Juste souhaiter ton repos, le plus en paix possible
Même si papa c’t’idiot, autour fait l’imbécile
Redémarre à zéro, retrouve ton p’tit garçon
Je suis sûr que là-haut, vous vous direz pardon

Je suis l’fils de Satan

 

A chaque crépuscule, toujours je me réveille,
Jamais ne capitule, toujours l’même rituel,
Je sort une bouteille, mais pas d’eau, mais de sang,
Car j’descend pas du ciel , je suis l’fils de Satan

Je viens plutôt d’en bas, je sors des enfers,
Vous n’y echapperez pas, je vous ferai tous taire,
Vous ne me verrez pas, j’arriverai par derriere,
Et ne vous cachez pas, j ai beaucoup trop de flaire,

Vous connaissez deja, le Sheitan, le Ouija,
Mais a cote de moi, ce sont mère Theresa,
Vous n’imaginez pas, vous auriez trop de flippe,
Ce dont je suis capable, je faire avec vos trippes,

Tous je vous retrouverai, je vous égorgerai,
Puis je vous attacherai, et vous écartelerai,
Dans votre monde desormais, il n’y aura plus de paix,
Car j’arrive maintenant, je suis l’fils de Satan

Et ne t’avise pas, de croiser mon regard,
Que je ne trouve pas, dans tes yeux de l’espoir,
Car tu ne pourras pas, quémander la pitié,
Comme tous ceux avant toi, tu finiras brulé

J’éventre les requins, arrache la tête des lions,
Des comme moi y’en a qu’un, je suis l roi des démons
Je suis un être malsain, dénué d’opinion,
Je vais y mettre fin, á votre vie de pion,

Alors profitez bien, d’vos femmes et d’vos enfants
Car s’abattra demain, la colère de Satan,
Tout finira en cendres, vos églises, vos écoles,
Pendant que moi je bande, et me noie dans l’alcool

Tous je vous retrouverai, je vous égorgerai,
Puis je vous attacherai, et vous écartelerai,
Dans votre monde desormais, il n’y aura plus de paix,
Car j’arrive maintenant, je suis l’fils de Satan

Regardez bien votre France, votre Europe, votre Terre,
Car arrive ma souffrance, pire qu’une bombe nucléaire,
Vous pourrez m’envoyer, l’armée, vos militaires,
Ils finiront noyés, et mordront la poussière

Je rentre dans vos corps, et attend l’bon moment,
Pour un beau jour éclore, de votre coeur mourrant,
Je suis dans chacun d’vous, même les plus pacifistes,
Je suis juste partout, j’ai pris la place du Christ

J’ai retourné sa croix, je l’ai mis a l’envers,
Il a la tête en bas, et il bouffe les vers,
Sur son torse j’ai gravé, trois chiffres avec mes griffes,
INRI est remplacé, par six-cent soixante-six

Tous je vous retrouverai, je vous égorgerai,
Puis je vous attacherai, et vous écartelerai,
Dans votre monde desormais, il n’y aura plus de paix,
Car j’arrive maintenant, je suis l’fils de Satan

N’cherche plus Mickael Myers, Gripsou ou même Freddy,
Ni Hannibal Lecters, Norman Bates ou Chucky,
Ils ont tous fusionné, sont entré dans mon âme,
Pour mieux vous faire trembler, sous la chaleur des flammes

Si tu ne me crois pas, ose éteindre la lumière,
Ne te retourne pas, ne regarde pas derrière,
Et quand tombe la nuit, ne regarde pas sous l’lit,
Quand j’bouff’rai ton esprit, tu n’seras pas surpris

C’est grâce á moi Clarisse, tous ces agneaux qui crient,
Et tout ce sang qui pisse, si Ash a pris la scie,
Si en bas ils flottent tous, la douche dans le Motel,
Jack Torrance et sa douce, la poupée Annabelle

Tous je vous retrouverai, je vous égorgerai,
Puis je vous attacherai, et vous écartelerai,
Dans votre monde desormais, il n’y aura plus de paix,
Car j’arrive maintenant, je suis l’fils de Satan

Et si tu veux survivre, je te donne une chance,
Si t’acceptes de me suivre, pour répandre la souffrance,
Lève-toi et rejoins-moi, viens du côté obscur,
Fais un pacte avec moi, prends-en bien la mesure

Ton corps m’appartiendras, ton âme et ton esprit,
Et peut-être qu’avec moi, ta vie s’ra moins pourrie,
J’pense qu’elle sera plus gore, mais bien moins hypocrite,
Plus b’soin d’mentir encore, on prévient tout tout d’suite

Au contraire de ce peuple, qui a les mêmes idées,
Mais s’ invente des valeurs , de solidarité,
Pour aimer le reflet, de soi dans le mirroir,
Moi l’mirroir est parfait, mais n’reflète que le noir.

Tous je vous retrouverai, je vous égorgerai,
Puis je vous attacherai, et vous écartelerai,
Dans votre monde desormais, il n’y aura plus d’paix,
Car j’arrive maintenant, je suis l’fils de Satan

Télé-Crachat

T’y arrives pas, tu me demandes, comment savoir,

Tu es aveuglé, tu me demandes, comment voir,

La vérité, ta vie héritée, quelle est elle,

La véracité, le quotidien cramé, le réel,

 

Désolé frérot, j’ai retourné, toute ma tête,

Il n’en sort pas un mot, j’ai rien trouvé, j’ai pas la recette,

Mais moi j’ai mon guide, mon ultime, ma vision,

Elle me montre tout, ma salope, ma télévision,

 

Tu la laisses tourner, à n’importe quelle heure, t’es jamais déçu,

Pour te rappeler, pour voir l’horreur, ce monde foutu,

Moi j’regarde le foot, au moins je sais bien, où vont les millions,

Il n’y a aucun doute, on crève pas de faim, autour du ballon,

 

Réfléchis un peu, au nombre de clodos, qui manquent de pinard,

Regarde les rebeux, regarde les négros, qui dorment sur l’trottoir,

Ouvre bien ton bec, mets-y un peu d’eau, et ton chèque du Qatar,

Etoufe-toi avec, embarque tes idéaux, et ce PD de Neymar,

 

Zappe sur TF1, t’y verras Reichmann, et sa tâche sur l’front,

Douze coups mon lapin, pour t’retourner l’crâne, et t’sentir moins con,

Il vaut mieux savoir, pourquoi la limace, éjacule toute seule,

Plutôt que de voir, la misère d’en face, assombrir ton oeil,

 

Ensuite y’a l’loto, pour te faire rêver, à dev’nir quelqu’un,

Coche tes numéros, la pointure d’tes pieds, surtout choisi bien,

Sous peine d’être encore frustré du destin, blasé de demain,

Car c’est ton décor, juste entre tes mains, comme tous les matins,

 

Attend éteint pas, y’a Boccolini, qui jette des billets,

Elle ouvre des trappes, balance le pognon, pour nous faire marrer,

Elle a pas trop l’choix, elle a presque failli, pouvoir y rentrer,

Mais non dans cette trappe, son gros cul d’bizon, n’est jamais passé,

 

C’est l’heure du journal, enfin du concret, enfin un peu d’sang,

Là on se régale, ça s’fait bombarder, ça tue des enfants,

Même sans Claire Chazal, on a aussi peur, on vote bien à droite,

Ça nous fait pas mal, l’média-dictateur, rassure l’audimat,

 

Zappe-moi ça tout d’suite, mon second degrés, a quelques limites,

Met les chaînes publiques, c’est plus cultivé, il y a moins d’fric,

Y’a Télématin, ça donne Leymergie, pour toute la journée,

La gaule du matin, l’envie d’faire pipi, et même l’envie d’chier,

 

Puis y’a Beccaro, qui se touche les boules, et même son anus,

Ça plait aux bobos, qui deviennent maboules, s’ils ratent Motus,

Et même les fachos, y trouvent leur compte, quand la vieille Simone,

Tire la boule négro, toute rouge de honte, giflée par son homme,

 

Fort-Boyard commence, c’était un bon plane, les nains s’enculaient,

Maintenant c’est ringard, y’a Francis Lalanne, qui vient y gueuler,

Quand le père-Fourras, n’était pas dev’nu, encore pédophile,

Passe-temps c’dégueulasse, s’astiquait tout nu, dans la boue des filles,

 

A midi j’voyage, on va en Egypte, y’a ToutanNagui,

Qui veut prendre ma place, v’nir faire cuir mes frites, et bouffer mon riz,

Il veut même des fois, v’nir sauter ma femme, dormir dans mon lit,

Mais je partage pas, ou plus Dechavanne, j’me f’rais moins d’soucis,

 

Enfin v’la Ruquier, Tout le monde en parle, c’est la bonne école,

Les débats télés, écrivains en paille, et toutes nos idoles,

Mais j’suis désolé, j’aime bien les homos, j’suis même Rock’n Roll,

Mais j’peux pas lutter, des frissons dans l’dos, j’aime pas les fofolles,

 

Une chaîne cryptée, ah ça c’est pas bête, ça donne l’impression,

Que c’est justifié, on paye et c’est chouette, on a l’air moins con,

On peut s’la racler, quand on parle télé, de dire « Moi j’ai Canal’,

On oublie d’matter, le fric prélévé, à la Société Générale,

 

En plus y’a des films, en avant-première, que j’ai déjà vu,

C’était au ciné, la semaine dernière, mais j’men souviens plus,

C’est pas trop chèro, soixante-dix par mois, en plus y’a Bein,

Ça fait vingt clodos, qui sauteront l’repas, mais c’est pour la frime,

 

J’aurai bien quand même, une pensée pour eux, quand j’serai au chaud,

En train d’me branler, à côté du feu, en mattant l’porno,

Pendant qu’ils crèveront, dans un vieux foyer, ou au fond d’un bus,

C’est pas mes oignons, c’est même pas d’mon grès, celui d’Canal Plus,

 

Reste la TNT, pour rel’ver l’niveau, avec Hannounah,

Un humour recherché, aucune blague homo, un exemple pour moi,

Vraiment cultivés, une super idée, tous ces chroniqueurs…

…désolé…j’arrive plus à m’marrer…je prend la télé…et j’la balance dehors !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Kabyle’s Prisonneer

Il y a de ces êtres, qui sont un peu étranges

Ces êtres qui se font, toujours un peu plus rares
Il y a de ces femmes, qui gardent une gueule d’ange
Dont les années qui passent, n’ont plus aucun pouvoir

Si vous avez la chance, un jour, d’en croiser une
Faites tout pour la séduire, sortez votre plus belle plume
Car même si l’chien aboie, si la caravane passe,
Il en faudra du cran, pour pouvoir y faire face

Quand elle vous dévoilera, ses yeux couleur noisette
Quand elle vous charmera, avec sa p’tite tête
Vous vous retrouverez, d’un coup sous son emprise
Et pour vous libérer, le temps n’a pas d’emprise

Moi ça m’est tombe d’ssus, y a un peu plus d’quinze ans
Et je n’ai rien pu faire, juste mon testament
En plus je me souviens, ça s’passait sur un banc
Sur une place de quartier, nous étions étudiants

Je me suis retrouvé, avec la plus belle fille
Sans pouvoir lutter, contre son regard kabyle,
Et puis on s’est construit, ensemble avec le temps,
Et puis on a grandi, on a fait deux enfants

Et puis ils ont grandi, ils l’appellent maman
Et moi je suis resté, encore un grand enfant
Et quand je rentre chez moi, et quand je la retrouve
Entourée d’mes pirates, vous savez c’que j’éprouve

Et bien pour une fois, je n’le décrirai pas
Tellement indescriptible, il restera en moi
Ça mérite le silence, ça s’passe de commentaire
Aujourd’hui, demain, comme si c’était hier

Assis sur ce banc, ce banc de la création
Où ni toi, ni moi, n’avions d’hésitation
Pour signer l’aventure, ensemble vers l’inconnu
Mais avant tout ensemble, le reste est à la rue

Alors oui souvent, je suis chien, tu es chat
Souvent il est bien tard, quand tu entends la porte
Mais quand on se retrouve, on oublie vite tout ça
Et tu sais qu’au fond d’moi, j’aime quand tu me supporte

Tu calmes et tu tempères, avec mes choses en grand
Et quand on perd son père, tu deviens un parent
Même si des fois j’aimerai, te fermer ton clapet
Ce ne serait que pour, mieux se réconcilier

L’avenir est d’vant nous, tant d’choses à découvrir
Et moi je signe de suite, pour l’meilleur, pour le pire
Pour encore voyager, et pour voir grandir
Notre quatuor magique, construire notre empire

C’est ton anniversaire, aujourd’hui mon p’tit bou
Et pour te le souhaiter, je t’écris un poème
Mais comme c’est trop perso, je n’irai pas au bout
Et j’attendrai ce soir, pour te dire je t’….

Le Plus Beau des Combats

Il est très tôt, ils se préparent pour le combat
Ces deux héros de l’inconnu qu’on ne voit pas
On en est sûr, ce sera une lutte acharnée
Mais a coups sûr, personne ne sera tué

C’est une guerre qui date de la nuit des temps
Aucun des deux n’a jamais vraiment pris l’ devant
Une guerre ouverte a tous les petits et les grands
Encore plus belle quand elle est entourée d’enfants

Notre guerrier commence alors a s’équiper,
Verres ou pelés, son choix va tout déterminer
Son fil tressé qu’il ne faudra pas oublier
Sous peine de voir sa proie s’enfuir sous son nez

Il trouve une place au bord du lac près d’un pommier
Il s’assoit sur son siège qui commence a dater
Il prend son arme, il réfléchit où la lancer
Puis il recul et jette son plomb dans l’eau glacée

Désormais il va pouvoir enfin s’concentrer
Sur sa belle, qui va l’aider à patienter
Enfin s’il réussi à la décapsuler
Il y arrive toujours, il tient a ses gorgées

Une fausse alerte, non son beeper n’a pas sonnė
C’est juste un merle qui s’était mis a sifflotter
Il va pouvoir encore et encore s’replonger
Dans son imaginaire, dans toutes ses pensées

Quand il est là il a tendance à oublier
Toutes ses galères et toutes ses difficultés
Il préfère dame nature à l’actualité
Il a choisi la pêche plutôt que la télé

Maintenant silence car le combat va commencer
Plus rien ne compte il n’y a qu’à s’taire et admirer
Une longue attente avant d’entendre le fil tirer
Et puis soudain la canne se met a courber

C’est une commune même si elle est un peu cuirée
Elle tire la garce, elle doit faire quinze à la pesée
Les deux soldats de la paix commencent à jouer
Au premier des deux qui finira épuisé

Frein resséré, il mouline un peu mais pas trop
Sous réserve de voir la grosse lui dire tchao
Si elle lui coupe son fil elle sera le héro
Et lui rentrera chez lui en faisant capot

Alors il tient et il la porte dans l’épuisette
Les autres pêcheurs sont tous jaloux, ils tirent la tête
Mais ce jour-là, c’était lui qui a tenu tête
À cette carpe qui ne dit rien, qui se sent bête

Alors comme pour lui dire merci il la rejette
Dans l’eau car lui les animaux il les respecte
En partant le poisson ondule ses nageoires
Comme pour ne pas lui dire adieu mais au revoir.

Arrête de t’plaindre – 3

Viens avec moi viens dans mon monde
Viens dans ma bulle de je ne sais quoi
Marche sur mon gazon qu’il faut tondre
Ramasse mes fleurs elles sont pour toi

C’est si simple de rêver
Rien ne peux nous en empêcher
El Komery rien a branler
C’est sur la vie que j veux me branler
Sur la connerie des beruriers
Loin des discours électoraux
Loin de ces pantins syndicaux

Moi le soir avant de me coucher
Je repense à toute ma journée
A ces moment où j’ai bande
Des fois jusqu’à éjaculer

Mais dans ta bouche François !
Mais dans ta bouche à toi !
Qui a le nom de ce pays
Avec ses putes dans ses vitrines
Qui lorsqu’on passe au moins sourient
Pour venir offrir leur cyprine
Loin de tes putes que l’on voit
Venir nous dicter nos vies
Au ministère de la vaseline !

Viens lire mon dictionnaire
Décrypte mon vocabulaires
Viens t amuser avec mes verres
Viens même me prendre par derrière
Une sodomie peut être bien faite
Elle peut même faire perdre la tête
Chez moi tu sais rien n’est vulgaire
Juste parfois un gout amer

Quand je vois ces gens hésiter
A laisser tout ça de cote
Pour avec moi venir bander
Pour changer de priorité

« C’est déplacé, monsieur »
« Vous êtes en marge, monsieur »
« Quel utopiste, monsieur »
« Trop optimiste, monsieur »
…. »Je vous emmerde, madame, je suis heureux »…

Le bonheur n’est pas une quête
On essaye pas de le trouver
On n’essaye pas de le chercher
On ne se prend pas la tête
On choisit juste de l’être

Votre refuge ma chère…est ma vie
Mais pas une vie de refugie
Mais pas une vie de planque
Votre refuge ma chère…est ma vie

Mais ce refuge est façonné
A ma sauce assez pimentée
A mon humour déplacé
Une image assez écornée
Mais quand j veux j peux éjaculer
Ca n’a pas de prix

Libre à toi peuple de France
De venir t assoir à ma table
De laisser cracher ta semence
Ou de l enfouir dans le bac à sable

C’est avec elle qui faut repeindre
C’est avec elle qu’on va gagner
Montrer a tous ces enfoirés
Que notre pinceau va s’enfoncer
Au plus profond de la vérité
Et tout ça sans se plaindre

Arrêtons de lire Germinal
Retrouvons-nous main dans la main
Rebeux, blancs-becs, races de chacals
Retrouvons-nous main dans la main
Laissons de cote tout ce mal
Retrouvons-nous main dans la main
Brulons les expressions syndicales
Donne-moi la main…

J’écris encore ces quelques lignes
Pour m’amuser avec les rimes
Ce slam était juste pour la frime
Mais il était pour toi Lilhymne…

 

Arrête de t’plaindre – 1

Toujours encore ça recommence
Encore le réveil qui sonne
Toujours encore cette même France
Toujours de plus en plus conne

Toujours encore peuple de con
Aller mettre son bulletin dans l’urne
Pour ensuite toujours aussi con
Descendre marcher sur le bitume

S’enfermer quel que soit l’âge
Dans des combats de bas étage
Suivre le troupeau dans l’alpage
Donner une si triste image

A nos gamins si ignorants
A tous nos petits Peter Pan
Qui seront tous des encules
A tous les jours vous voir gueuler

Mais putain arrête de te plaindre…
Mais putain arrête de te plaindre…

Va faire croisière sur le Pacifique
Va faire un p’tit tour en Afrique
Va dans le ghetto en Amérique
Va juste voir un peu plus loin
Va voir celui qui n’a pas de pain
Va juste voir le gamin Syrien

Tu reviendras ensuite…
Gueuler pour ton boulot
Gueuler pour ton cdd
Gueuler pour ton réseau
Gueuler pour le mariage PD
Gueuler pour tes impôts
Tu reviendras ensuite…

Mais accepte-toi un peu
Regarde toi dans un miroir
Et tu verras que tu peux!
Sortir un peu de cette pièce noire

Que c’est contre toi que tu te bats
Tu nous vomis ta frustration
De ne pas savoir où tu vas
D’être toujours aussi con

Rappel-toi comme c’était hier
Ecoute un peu ton grand-père
Enlève ces putains d œillères
Viens avec moi descendre une bière

Mais putain arrête de te plaindre…
Mais putain arrête de te plaindre…

Enfin je suis obligé de l’admettre
Ca y est enfin nous sommes en crise
Je peux enfin retourner ma chemise
Mais par contre je garde ma veste

Mais pas de crise économique…non !
Pas de crise immobilière…non !
Pas de crise politique…non!
Pas de crise financière…non!

Pas de crise étatique…non plus!
Une crise du peuple qui n’en peut plus!
Une simple crise de l’incapable
Qui préfère hurler dans la rue
Au lieu de se voir lamentable !

Alors putain arrête de te plaindre…
Alors putain arrête de te plaindre…

Tu penses que ta vie devrait être mieux
Tu lorgnes sur plus de bonheur
Tu as peur de devenir vieux
Sans le trouver ce foutu bonheur?

Tu as raison…mais nourris-t-en…
C’est un poison…c’est un aimant…
Cette frustration…ce sentiment…
D être un sale con…

Transforme-la en énergie
Va t engager en politique
Même si tu pisses sur les partis
Fonce quand même leur mettre la trique

Fais-moi valoir tes idéaux
Fais-moi sortir tes convictions
Mais laisse tranquille mes hôpitaux
Mais laisse tranquille mes métros

Zappons un peu Al Qaida
Zappons la peur des attentats
Zappons ces foutus syndicats
Zappons ces extrêmes fachos
Zappons un peu tous ces drapeaux

Faisons l’amour, Faisons la fête,
Fais tout ce qu’il te passe par la tête
Mais je t’en supplie fait en sorte
Peuple de France qui se respecte
Que lorsque ton gamin sorte
Il ne ramasse pas que des miettes…

Alors putain arrête de te plaindre…
Alors putain arrête de te plaindre…

 

Ma Vie

Elle est là depuis plus d’trente ans, et j’espère pour encore longtemps
Elle m’a fait grandir bizarrement, mais elle m’a donné deux enfants
Elle se voile parfois la face, et n’est pas toujours à sa place
Elle assume tout a ma place, et même le plus dégueulasse

Ma vie…

Ma vie qui passe et qui construit, au milieu de tous ces pourris
Elle est en marge, parfois elle choque, avec ses étranges folies
Mais elle emmerde plus qu’elle sourit, a ceux qui jugent sans comprendre
A ces magistrats de la vie, que c’est par le cul qu’il faut prendre

Ma vie…

Ma vie est anti-pollution, mais elle chie sur le béton
Elle peut user plusieurs paves, et demain voter pour Fillon
Quand elle rencontre un p’tit syrien, elle a des idées communistes
Mais quand on lui viole ses voisins, elle peut basculer extrémiste

Ma vie…

Ma vie fait l’amour et la guerre, et elle peut prendre par derrière
Elle est là pour son rôle de frère, mais avec le dos d la cuillère
Elle assure ses arrières, mais peut flamber en Jaguar
Le jour elle nage dans l’espoir, la nuit elle coule dans le désespoir
Un désespoir qu’elle adore, même si des fois elle l appréhende
Ces nuit ou jamais elle ne dort, mais si utiles pour que je bande
C’cote obscure ou tout est noir, et qui est si bon pour écrire
Toutes ces crevures pleines de cauchemars, ou il me fait si bon sourire

Ma vie…

Ma vie est une belle vie de con, mais putain qu’est-ce que c’est bon
De chialer de peine le matin, en croisant des trisomiques
Et de se marrer le soir, quand ils bavent sur leur blouson
Elle a le choix de ses humeurs, de ses délires de brac a bric

Ma vie…

Elle passe du temps dans sa voiture, elle refait le monde, elle planque
Et selon la conjoncture, des fois elle fait sauter la banque
Elle sort en club VIP, avec des stars montantes
Mais aime autant le PMU, avec une tenue d’ saltimbanque

Ma vie…

Ma vie n’est pas bien responsable, mais a choisi de devenir père
Enfin plus pote pour ses p’tits diables, qui rayonnent de lumière
Dans mes yeux d’aventurier, qui découvrent un trésor de guerre
Avec autour deux p’tits pirates, encore plus merveilleux que la mer

Quand ils se jettent dans mes bras, et quand ils m’appellent papa
Quand c’est moi qui suit leurs pas, et quand c’est eux qui décident
Ma vie s’arrête et marque le pas, pour admirer l indescriptible
Ce truc qui serre l’estomac, qui tue quand on ne le vie pas

Ma vie…

Ma vie à moi elle est telle qu’elle !
Ma vie à moi se fait la belle !
Elle vous emmerde elle a choisi !
D’être comme elle en a envie !
Elle peut mourir pour sa famille !
Elle peut aimer à en mourir !
Elle aime faire jouir une fille !
La faire hurler de plaisir !
Lui donner toute sa tendresse !
L’hypnotiser par des caresses !
Mais peut être hard sous la douche !
Et peut tout cracher dans sa bouche !
Elle peut suivre la politique !
Tout en étant anarchique !
Rêver d’aller à l’Elysée !
Et aussi de tous les baiser !
Elle peut défendre un salarié !
Tout en pissant sur l’syndicat !
Elle joue au loto pour rêver !
Pas pour gagner une vie de roi !
Elle donne du fric aux SDF !
Mais peut défoncer un clodo !
Elle rentre à la SNCF !
Mais va faire sauter des métros !
Elle prie des fois pour n’importe quoi !
Tout en gerbant les religions !
Pisse sur Jésus, Moise, Allah !
Mais a la Bible dans son salon !
Elle est pudique avec son corps !
Mais peut sortir sa bite dehors !
A 8 heures vous êtes tous aimes !
A 9 heures tous des encules !
A 10 heures elle ne t’aime plus !
A 11 heure t met un doigt dans l cul !
Elle a peur des merdes aux poumons !
Mais elle fume comme un pigeon !
Elle boit souvent comme un pochetron !
Elle ne retient aucune leçon !
Elle s’embrouille avec celle qu’elle aime !
Mais putain qu’est-ce qu’elle l’aime !
Sa première dame c’est sa maman !
Mais les autres mères elle les insulte !
Quand elle rêve elle est Peter Pan !
Mais les enfants elle les bute !
L’argent ne compte que pour du beurre !
Pourtant elle ne compte pas ses heures !
Travailler plus, et gagner plus !
Et se finit dans ton anus !
Ma vie à moi n’a pas de règles !
Elle veut niquer pendant les règles !
Elle pleure devant Pinocchio !
Mais se branle devant un porno !

Ma vie…..!!!!!

Alors viens t assoir à sa table
Chez elle tout n’est pas charitable
Des fois ça pue ou ça sent bon
Mais on sera toujours à fond

Ma vie est une contradiction
Mais putain qu’est-ce que c’est bon
C est devenu une addiction
Même si elle écrit comme un con…

 

Mon Pré Egalité

Et si demain je décidais
D’abolir l’égalité
Et si jamais je cultivais
L’hymne de nos différences

Pourquoi toujours vouloir prôner
Cette foutue égalité
Si la différence devenait
L’hymne de notre France

Quelle gueule aurait mon pré
Si aucune fleur ne fanait
Quelle gueule aurait mon pré
Si toutes les fleurs étaient blanches

Moi dans mon pré tout se mélange
Se respecte et puis s’admire
Mon prés attire tous les anges
Qui s’allongent pour dormir

Ça sent l’Maghreb et l’Israël
Ca sent Lourdes et le chinois
Et ça embaume tout le ciel
L’on y cultive la joie

Une seule fleur manque à l’appel
Son parfum pique les narines
On la fracasse a coup de pelle
C’est la fleur bleue Marine

Pourtant j’ai rien d’un écolo
Juste une foutue utopie
J’reste fidèle à mes idéaux
Et j’bouffe des pissenlits

Mais moi je bouffe pas la racine
Je la laisse aux insectes
Qui vivent dans les fleurs bleues Marine
Et reste dans leur secte

Je n’ai pas peur des chrysanthèmes
Et renifle leur parfum
Dans l’pré jamais elles ne me freinent
Je n’ pense pas à demain

J’arrache un à un les pétales
Je gagne à tous les coups
Un peu, beaucoup, passionnément
A la folie, plus que tout

Mes Marguerittes n’ont jamais mal
Elles poussent très bien dans la boue
Et même aussi sur le ciment
Elles poussent un peu partout

Elles sont de toutes les couleurs
Toutes yellow, black, blanc, beurre

Elles créent elles-mêmes leur chaleur
Elles ne connaissent pas la peur

Peut-être n’as-tu jamais rêvé
D’être allonge dans un champ
Alors viens me voir dans mon pré
Emmènes-y tous tes enfants

Pour leur apprendre la botanique
Leur inculquer ses valeurs
Ici on n’ parle pas politique
On parle avec le cœur

Tous libres et égaux pourquoi pas
Mais alors seulement en droit
J’ t’offre le bouquet d’ la différence
Des roses jaunes et noires et blanches

Et si dedans il y en a une
A qui il manque des pétales
Pas b’ soin d’ Téléthon sur la Une
Pas d’association syndicale

On la laisse avec toutes les autres
Qui partageront leur pollen
Jusqu’à ce qu’elle repousse sans fausse note
Et tout ça sans aucune haine

Si je devais donner un nom
A mon parterre de fleur
Je le nommerais Conviction
Paradis des agriculteurs

Qui auraient l’autorisation
De ramasser mes fleurs
Mais par contre l’interdiction
De monnayer leur labeur

Ici il n’existe pas de pognon
Mais que la monnaie du cœur
On ne vend rien on fait des dons
On oublie les électeurs

Car les moutons ici ne suivent
Aucun berger, aucun roi
Ils bêlent et courent à la dérive
Sans se soucier de leur choix

Si tu as tout lu viens t’assoir
Dans mon pré enchanteur
Et arrête de te faire avoir
Par des maitres chanteur