Le Gang des Lyonnais

Enfin dimanche soir, le match va commencer
Enfin au parc OL, mon équipe va entrer
Bad Gones et Lugdunum, ensemble vont chanter
Pour notre équipe rêvée, l’Olympique Lyonnais

 

Ce soir c’est l’équipe type, on joue en championnat
Alors sur l’aile a gauche, y a Mathieu Valbuena
Pour tirer les coups francs, dribbler dans la surface
Faire lever les enfants, hurler la populace

 

Pas le droit a l’erreur, y a quelques points d’retard
Car chez nous les lionceaux, ne viennent pas du Qatar
La magie du grand stade, le maillot, les millions,
Sont pas ceux du pétrole, mais de l’institution

 

Dans le stade y a Sonny, y a Cave y a Juni
Tous ensemble solidaires, pour vaincre les ennemis
Du terrain seulement, pendant une heure et demi
Car après au bistrot, ils seront nos amis

 

Un coup d’œil dans l’public, a la présidentielle
J’aperçois Bernard, qui parle a Jean-Michel
Pour lui dire Jean-Mimi, faut causer mercato
Ou un peu du Derby, qui s’annonce vraiment chaud

 

T’inquiète pas président, tu y arriveras bien
A la soulever cette coupe d’Europe dans tes mains
Pour cela il faudrait, un coup de pouce du destin
Ou un coach étranger, pour filer un coup de main

 

Fékir qui déborde, qui centre pour Lacazette
Tout le stade s’enflamme, se lève pour faire la fête
Contre pour l’adversaire, qui crochète, tir et marque
Et non il y a Lopez, qui tient bien la baraque

 

Les dimanche déprimant, en familles ou banal,
Pour nous jamais d’la vie, y a Bein et Canal
Et si le prince Memphis, réalise une prouesse
Là on entendra pas, critiquer Pierre Menès

 

Qui ne l’avouera pas, sur canal ca l’fait pas
Mais quand on joue l’Ajax, chante « Qui ne saute pas »
Mais tu sais mon Pierrot, depuis toujours on sait
Derrière ta carapace, se cache un cœur lyonnais

 

Ici on aime tout le monde, Marseille et puis les vers
Bien sûr je déconne, ça f’rait mal au derrière
Mais on y est pour rien, c’est juste une allergie
Quand on voit ces couleurs, ça nous brûle la vessie

 

Qu’est-ce que tu veux chérie? Aller faire un câlin?
Mais tu m’as pris pour qui? Tu attendras demain
Ou bien sur l’ canapé, pendant que j’matte la match
Mais par contre j’te préviens, tu essuieras les taches

 

Allez je pose ma plume, la mi-temps recommence
Y a déjà deux zéro, et Décines est en transe
Le foot est ridicule, c’est juste un ballon rond?
Et moi je vous emmerde, je rugis comme un Lion !

Fistons

Je continue cette mascarade
J’viens vous raconter mes salades
Comment descendre de mon train
Quand il est dépourvu de frein
De toute façon y a aucun quai
Qui me donne envie d’y rester

 

Et même quand je passe une gare
Avec ces passant rougissant
De honte, de mal dans l’regard
Ou bien d’un amour trop feignant
Quand je vois ces gens qui attendent
De monter ou que je descende

 

Je reste dans mon compartiment
Avec à cote mes enfants
Ce s’ra un voyage insouciant
Ce s’ra un trajet innocent
A grande vitesse pour nous déplaire
Mais sans tristesse, sans aucune guerre

 

Prendre le temps de les voir grandir
Présent quand on les voit souffrir
En première classe si j’y arrive
Ou en premium peu nous importe
Le vrai confort est dans le vivre
Ensemble sans y fermer les portes

 

Attention on passe sous l’tunnel
Encore un moment sans les voir
Quelques minutes dans le noir
Des minutes qui semblent éternelles
Et puis revoilà la lumière
Je peux redevenir leur père

 

Ce s’rait bien sûr, bien plus facile
Si vos frimousses étaient banales
Ce s’rait moins dur, si vos pupilles
Ne reflétaient pas les étoiles
Oui mais voilà vous êtes des anges
Un moindre sourire m’ensorcèle
Les années passent et rien ne change
Et votre mère est d’ plus en plus belle

 

D’où tenez-vous tout ce pouvoir
Cette manipule séduction
Qui vous permettent de tout avoir
Qui fait de moi votre pion
Sur l’échiquier de notre vie
Vous êtes mon roi je suis tout p’tit

 

Ca y est le chapitre prend fin
On arrive à destination
Mais c’est pas l’heure d’ma conclusion
On descend pas j’ai encore faim

 

Mais pas d’sandwich SNCF
Mais plutôt de vie et d’avenir
Même si des fois j’vous botte les fesses
J’ai trop faim de vous voir grandir

 

En plus il n’y a pas d’contrôleur
Lui il a décidé de fuir
Il reste a cote il a peur
Le bonheur l’a toujours fait fuir

 

Et en plus vous vous moquez d’lui
Avec son chapeau ridicule
Vous allez m’créer des ennuis
Il va nous en chier une pendule

 

Il arrive il a l’aire vénère
Venez vite courrez vers l’arrière
Ah non c’était l’dernier wagon
On saute, pas d’autre solution

 

Sur le train qui va nous croise
Ouf on était synchronise
Le contrôleur doit être blase
Il a vu l’amour s’éclipser

 

Par contre nous on a fait demi-tour
Alors va falloir s’concentrer
Attention roulement de rambour
Maintenant nous on va s’envoler

 

Vers encore une autre aventure
Vers l’inconnu de je n’sais quoi
Mais pas de panique, pas d’censure
Ca jamais quand il y a papa

 

Qui a d’énormes étincelles
Qui brillent et brulent au fond de moi
Des que je vois mes deux merveilles
A qui j’ dédie ce poème-là
Celles pour qui l’matin je m’réveille
Mon p’tit Doryan, mon p’tit Noah

Tous Egoïstes

Il y a ces égoïstes, qui jouissent avant leur femme
Qui après deux, trois coups, versent déjà quelques larmes
Fais moins de va-et-vient, ça te montera moins vite !
Mais non t’es un vrai chien, tu n’penses qu’avec ta bite !

Pourtant c’est la galère, car ensuite faut ramer
Impossible de faire croire, qu’tu continus d’bander
Tu tentes d’rester dedans, tu fais la moulinette
Et c’est là qu’elle te d’mande, de lui faire la brouette…

Alors tu joues la panne, tu simules la fatigue
Que t’y arriveras pas, et que tu l’aimes quand même
Mais elle n’est pas dupe, et quand tu sors ta figue
Elle voit le filament, qui coule sur l’abdomen

Il y a ces égoïstes, qui jouissent toujours après
Qui n’sont pas dans l’timing, prennent toujours l’train d’après
Au moins elle prend son pied, avec une bonne grosse poutre
Mais les minutes qui suivent, elle n’en a rien à foutre

Tu dois ensuite limer, sur une carcasse bien morte
Sans penser à la morgue, aux corps derrière la porte
Alors tu vas chercher, dans tes vieux souvenirs
Penser à une bimbo, pour qu’tu puisses te finir

Mais là encore une fois, jamais elle ne te crois
Quand tu te prends au jeux, que tu hurles Pamela
Elle se rend compte de suite, que tu n’penses pas à elle
Surtout quand tu commences, a lécher ses aisselles

Il y a ces égoïstes, qui jouissent au même moment
Qui au premier abord, passent pour des Don Juan
Mais ce qu’elles ne savent pas, c’est qu’ tu n’as qu’un seul souhait
C’est d’aller te coucher, et qu’elle ferme son clapet

Et puis c’est pas malin, quand les deux hurlent ensemble
Ca réveille les gamins, qui viennent dans la chambre
Et qui demandent pourquoi, papa est d’bout derrière
Ou pourquoi leur maman suce une glace en hiver

T’as beau leur dire qu’ vous jouez, au golf dans le noir
Ils ne voient qu’ un seul trou, deux balles et un cigare
Pareil quand leur mère, leur dit que c’est un jeu
Avec un truc gluant, colle sur ses cheveux

Et puis il y a les autres…qui n’sont pas égoïstes
Ils ont réglé l’problème, ils n’ont jamais fait jouir
De prime abord on croit, que leurs femelles sont tristes
Mais non bien au contraire, c’est juste pas l’même plaisir

Elles se sont dévouées, pour leur mari crédule
Elles sont devenus reines, dans l’art de la simule
Et puis quand il rentre, chez lui le plus souvent
Il retrouve dans le verre une troisième brosse à dent

Bonne Fête Sale Con

Il est deux heures et demi, je regarde le ciel
Aucun nuage gris, et la nuit est belle
Une chaleur de malade, comme il n y a pas d’air
Le cœur un peu malade, même si j’ai pas l’ aire

On est Samedi, demain c’est Dimanche
Et dans ma vie, j’aime pas les Dimanche
Toujours à penser à demain, le Dimanche c’est le pire
Toujours des projets plein les mains, besoin d’ça pour rire

Oui mais voilà, demain, c’est la fête des pères
S’il était là, c’est certain, j’aurai fait le fier
J’ l’aurais appelé, j’ lui aurais souhaité, une bonne fête papa
On aurait cause, l’aire exacerbe, de lui…de moi

Je m’en serais foutu, ça aurait été, juste pour l’protocole
J’me s’rais défendu, d’avoir trop fume, de sécher l’école
Mais j’aurais rien dit, c’est bon t’as raison, j’te prends pour un con
Il a rien compris, je n’suis pas son pion, j’suis pas un mouton

J’suis pas chef de gare, j’veux pas d’une carrière, à la SNCF
Moi j’planque dans le noir, j’me cache par derrière, je n’ai pas de laisse
D’accord c’est pas mieux, ce n’est pas un rêve, d’ chasser les cocus
Mais ce n’est qu’un jeu, et quand il y a grève, je ne l’ai pas dans l’cul

Bon ok j’t’avoue, j’ai encore claque, et j’ai fait la fête
Mais j’vis pas à g’noux, mes pieds sont uses, j’perds un peu la tête
Tu vas pas m’saouler, j’t’appel pour ta fête, pas pour m’prendre la tête
Arrête de gueuler, tu vois c’est trop bête, t’as mal à la tête

Regarde autour d’toi, ce que font les gens, ce n’est pas si con
T’es pas au d’ssus d’ça, pas au d’ssus des gens, tu n’es pas moins con
Tu vois tes idiots, ils sont toujours là, t’as qu’à voir leurs photos
Toi tu es en haut, ou pt’être même en bas, même pas mort en héro

Bien sûr j’ai pige, que dans cette vie, t’étais pas a ta place
Moi j’t’ai observé, et puis j’ai grandi, c’est pas si dégueulasse
Mais c’est vrai qu’aussi, tu m’avais donné, un meilleur tirage
Le tiens était pourris, t’avais hérité, d’une main d’esclavage

Et oui mais mon vieux, t’aurai p’t’être pu jouer, un peu en bluffant
Au lieu d’dire adieu, sur un bout d’papier, en te balançant
C’est pas un tapis, que tu nous a mis, t’as jeté tes pions
T’as pas réfléchis, l’flop était pourri, t’as joue comme un con

Et l’pire dans tout ça, c’est que dans ton Bankroll, y avait pas qu’tes pions
Y en avait à moi, à tes trois p’tites folles, t’as joue sans raison
Cléa, Sandy, Céline, tous les autres aussi, t’y as pas pensé,
Tu as mis All In, fini ta partie, et c’était plie

Mais je sais maintenant, que oui c’est bien toi, qui gagne le tournois
Quand tes p’tits enfants, parlent un peu de toi, meme s’ils comprennent pas
Ça te rend vivant, même si j’crois en rien, ça fait juste comme si…
Ça dure peu de temps, mais ça fait du bien, de faire juste comme si…

J’compte plus les années, je sais juste seulement, que ça fait un bout d’temps
Mais j’ai pas oublié, quand j’étais enfant, tout ce bon vieux temps
Quand tu m’entrainais, chez les bourguignons, avec ton ballon
Ça c’était du vrai, c’était que du bon, mes meilleures leçons

Car je voyais bien, que tu bluffais pas, que t’étais heureux
On avait un chien, un bois à deux pas, on faisait des feux
P’t’être un peu pour ça, comme c’était très rare, que ça a été,
Ces moments pour moi, l’bonheur, s’coucher tard, mes priorités

Alors tu sais quoi, quand demain Noah, m’dira bonne fête papa
Ce sera je crois, un peu malgré moi, un petit peu pour toi
Quand Doryan viendra, avec sa p’tite tête, pour me dire je t’aime
A ce moment-là, je lèverai la tête, pour te dire…