Un invité spécial

Prépare-toi aujourd’hui, tu as de la visite
Quinze Septembre, jour de pluie, y a quelqu’un qui s’invite
Ouvre grand ton portail, elle est en train d’monter
Quelqu’un d’un peu spécial, quelqu’un qui a compté

C’est une femme avec qui, c’était souvent galère
Qui quand t’étais petit, t’as sauvé d’la misère
P’t’être même sauvé la vie, car c’était un enfer
Son nom était Berthuy, et elle était ta mère

Elle t’avais choisi, pour être le troisième
Toi t’avais rien choisi, mais tu l’aimais quand même
Et puis tu as grandi, t’avais pas le même nom
Ça a fait des conflits, ça a monté d’un ton

Vous êtes entrés en guerre, et tu la détestais
Mais pour la fête des mères, tu lui téléphonais
Pour la lui souhaiter, et discuter un peu
Sûr qu’au fond tu kiffais, je te connais mon vieux

Pour nous c’était mamie, mais là ça fait un bail
Qu’on l’appel plus ainsi, qu’on l’a rayé du bail
P’t’être que j’aurai aimé, discuté avec toi
Au lieu de t’ignorer, et d’honorer son choix

Surtout qu’il est plus là, et il aurait rien vu
Et même s’il était là, p’t’être qu’il aurait voulu
Que tu m’racontes un peu, comment était la vie
Avec ses trois frérots, la maison des Berthuy

J’ai bien quelques photos, dans la cour à Chadecol,
Où ils font du vélo, où ils vont à l’école
Tes quatre auvergnats, qui sont dev’nus des grands
Même s’ils sont plus que trois, ce soir ils restent enfants

En voyant leur maman, qui s’envole tout la haut
Jean-Mi, Didier, Christian, vous pouvez être paisible
Car votre frère l’attend, j’pense qu’il s’est fait tout beau
Et puis le connaissant, il a brulé la Bible

J’aimerai juste être un ange, pour pouvoir me marrer
Voir ce moment étrange, quand ils vont s’retrouver
Un subtil mélange, de bonheur et de gêne
Puis un regard qui change, l’au-delà est sans haine

Ils ont beaucoup à s’dire, à faire ils auront tant
Beaucoup de souvenir, en plus ils auront l’temps
Et j’pense qu’avec l’écoute, ils deviendront moins fier
Et une bonne fois pour toute, apprendront à se taire

Mais tous ces rendez-vous, ces p’tits moments prives
Resteront entre vous, resteront vos secrets
Pendant que tout en bas, tout l’monde se réuni
Pour une femme, une amie, pour maman, pour mamie

Moi j’suis juste resté con, quand j’ai appris c’matin,
J’restais sans réaction, au message du parrain
Mais je sais qu’aujourd’hui, je n’ai aucune envie
De penser aux conflits, aux rancœurs de la vie

Juste souhaiter ton repos, le plus en paix possible
Même si papa c’t’idiot, autour fait l’imbécile
Redémarre à zéro, retrouve ton p’tit garçon
Je suis sûr que là-haut, vous vous direz pardon

Je suis l’fils de Satan

 

A chaque crépuscule, toujours je me réveille,
Jamais ne capitule, toujours l’même rituel,
Je sort une bouteille, mais pas d’eau, mais de sang,
Car j’descend pas du ciel , je suis l’fils de Satan

Je viens plutôt d’en bas, je sors des enfers,
Vous n’y echapperez pas, je vous ferai tous taire,
Vous ne me verrez pas, j’arriverai par derriere,
Et ne vous cachez pas, j ai beaucoup trop de flaire,

Vous connaissez deja, le Sheitan, le Ouija,
Mais a cote de moi, ce sont mère Theresa,
Vous n’imaginez pas, vous auriez trop de flippe,
Ce dont je suis capable, je faire avec vos trippes,

Tous je vous retrouverai, je vous égorgerai,
Puis je vous attacherai, et vous écartelerai,
Dans votre monde desormais, il n’y aura plus de paix,
Car j’arrive maintenant, je suis l’fils de Satan

Et ne t’avise pas, de croiser mon regard,
Que je ne trouve pas, dans tes yeux de l’espoir,
Car tu ne pourras pas, quémander la pitié,
Comme tous ceux avant toi, tu finiras brulé

J’éventre les requins, arrache la tête des lions,
Des comme moi y’en a qu’un, je suis l roi des démons
Je suis un être malsain, dénué d’opinion,
Je vais y mettre fin, á votre vie de pion,

Alors profitez bien, d’vos femmes et d’vos enfants
Car s’abattra demain, la colère de Satan,
Tout finira en cendres, vos églises, vos écoles,
Pendant que moi je bande, et me noie dans l’alcool

Tous je vous retrouverai, je vous égorgerai,
Puis je vous attacherai, et vous écartelerai,
Dans votre monde desormais, il n’y aura plus de paix,
Car j’arrive maintenant, je suis l’fils de Satan

Regardez bien votre France, votre Europe, votre Terre,
Car arrive ma souffrance, pire qu’une bombe nucléaire,
Vous pourrez m’envoyer, l’armée, vos militaires,
Ils finiront noyés, et mordront la poussière

Je rentre dans vos corps, et attend l’bon moment,
Pour un beau jour éclore, de votre coeur mourrant,
Je suis dans chacun d’vous, même les plus pacifistes,
Je suis juste partout, j’ai pris la place du Christ

J’ai retourné sa croix, je l’ai mis a l’envers,
Il a la tête en bas, et il bouffe les vers,
Sur son torse j’ai gravé, trois chiffres avec mes griffes,
INRI est remplacé, par six-cent soixante-six

Tous je vous retrouverai, je vous égorgerai,
Puis je vous attacherai, et vous écartelerai,
Dans votre monde desormais, il n’y aura plus de paix,
Car j’arrive maintenant, je suis l’fils de Satan

N’cherche plus Mickael Myers, Gripsou ou même Freddy,
Ni Hannibal Lecters, Norman Bates ou Chucky,
Ils ont tous fusionné, sont entré dans mon âme,
Pour mieux vous faire trembler, sous la chaleur des flammes

Si tu ne me crois pas, ose éteindre la lumière,
Ne te retourne pas, ne regarde pas derrière,
Et quand tombe la nuit, ne regarde pas sous l’lit,
Quand j’bouff’rai ton esprit, tu n’seras pas surpris

C’est grâce á moi Clarisse, tous ces agneaux qui crient,
Et tout ce sang qui pisse, si Ash a pris la scie,
Si en bas ils flottent tous, la douche dans le Motel,
Jack Torrance et sa douce, la poupée Annabelle

Tous je vous retrouverai, je vous égorgerai,
Puis je vous attacherai, et vous écartelerai,
Dans votre monde desormais, il n’y aura plus de paix,
Car j’arrive maintenant, je suis l’fils de Satan

Et si tu veux survivre, je te donne une chance,
Si t’acceptes de me suivre, pour répandre la souffrance,
Lève-toi et rejoins-moi, viens du côté obscur,
Fais un pacte avec moi, prends-en bien la mesure

Ton corps m’appartiendras, ton âme et ton esprit,
Et peut-être qu’avec moi, ta vie s’ra moins pourrie,
J’pense qu’elle sera plus gore, mais bien moins hypocrite,
Plus b’soin d’mentir encore, on prévient tout tout d’suite

Au contraire de ce peuple, qui a les mêmes idées,
Mais s’ invente des valeurs , de solidarité,
Pour aimer le reflet, de soi dans le mirroir,
Moi l’mirroir est parfait, mais n’reflète que le noir.

Tous je vous retrouverai, je vous égorgerai,
Puis je vous attacherai, et vous écartelerai,
Dans votre monde desormais, il n’y aura plus d’paix,
Car j’arrive maintenant, je suis l’fils de Satan

Télé-Crachat

T’y arrives pas, tu me demandes, comment savoir,

Tu es aveuglé, tu me demandes, comment voir,

La vérité, ta vie héritée, quelle est elle,

La véracité, le quotidien cramé, le réel,

 

Désolé frérot, j’ai retourné, toute ma tête,

Il n’en sort pas un mot, j’ai rien trouvé, j’ai pas la recette,

Mais moi j’ai mon guide, mon ultime, ma vision,

Elle me montre tout, ma salope, ma télévision,

 

Tu la laisses tourner, à n’importe quelle heure, t’es jamais déçu,

Pour te rappeler, pour voir l’horreur, ce monde foutu,

Moi j’regarde le foot, au moins je sais bien, où vont les millions,

Il n’y a aucun doute, on crève pas de faim, autour du ballon,

 

Réfléchis un peu, au nombre de clodos, qui manquent de pinard,

Regarde les rebeux, regarde les négros, qui dorment sur l’trottoir,

Ouvre bien ton bec, mets-y un peu d’eau, et ton chèque du Qatar,

Etoufe-toi avec, embarque tes idéaux, et ce PD de Neymar,

 

Zappe sur TF1, t’y verras Reichmann, et sa tâche sur l’front,

Douze coups mon lapin, pour t’retourner l’crâne, et t’sentir moins con,

Il vaut mieux savoir, pourquoi la limace, éjacule toute seule,

Plutôt que de voir, la misère d’en face, assombrir ton oeil,

 

Ensuite y’a l’loto, pour te faire rêver, à dev’nir quelqu’un,

Coche tes numéros, la pointure d’tes pieds, surtout choisi bien,

Sous peine d’être encore frustré du destin, blasé de demain,

Car c’est ton décor, juste entre tes mains, comme tous les matins,

 

Attend éteint pas, y’a Boccolini, qui jette des billets,

Elle ouvre des trappes, balance le pognon, pour nous faire marrer,

Elle a pas trop l’choix, elle a presque failli, pouvoir y rentrer,

Mais non dans cette trappe, son gros cul d’bizon, n’est jamais passé,

 

C’est l’heure du journal, enfin du concret, enfin un peu d’sang,

Là on se régale, ça s’fait bombarder, ça tue des enfants,

Même sans Claire Chazal, on a aussi peur, on vote bien à droite,

Ça nous fait pas mal, l’média-dictateur, rassure l’audimat,

 

Zappe-moi ça tout d’suite, mon second degrés, a quelques limites,

Met les chaînes publiques, c’est plus cultivé, il y a moins d’fric,

Y’a Télématin, ça donne Leymergie, pour toute la journée,

La gaule du matin, l’envie d’faire pipi, et même l’envie d’chier,

 

Puis y’a Beccaro, qui se touche les boules, et même son anus,

Ça plait aux bobos, qui deviennent maboules, s’ils ratent Motus,

Et même les fachos, y trouvent leur compte, quand la vieille Simone,

Tire la boule négro, toute rouge de honte, giflée par son homme,

 

Fort-Boyard commence, c’était un bon plane, les nains s’enculaient,

Maintenant c’est ringard, y’a Francis Lalanne, qui vient y gueuler,

Quand le père-Fourras, n’était pas dev’nu, encore pédophile,

Passe-temps c’dégueulasse, s’astiquait tout nu, dans la boue des filles,

 

A midi j’voyage, on va en Egypte, y’a ToutanNagui,

Qui veut prendre ma place, v’nir faire cuir mes frites, et bouffer mon riz,

Il veut même des fois, v’nir sauter ma femme, dormir dans mon lit,

Mais je partage pas, ou plus Dechavanne, j’me f’rais moins d’soucis,

 

Enfin v’la Ruquier, Tout le monde en parle, c’est la bonne école,

Les débats télés, écrivains en paille, et toutes nos idoles,

Mais j’suis désolé, j’aime bien les homos, j’suis même Rock’n Roll,

Mais j’peux pas lutter, des frissons dans l’dos, j’aime pas les fofolles,

 

Une chaîne cryptée, ah ça c’est pas bête, ça donne l’impression,

Que c’est justifié, on paye et c’est chouette, on a l’air moins con,

On peut s’la racler, quand on parle télé, de dire « Moi j’ai Canal’,

On oublie d’matter, le fric prélévé, à la Société Générale,

 

En plus y’a des films, en avant-première, que j’ai déjà vu,

C’était au ciné, la semaine dernière, mais j’men souviens plus,

C’est pas trop chèro, soixante-dix par mois, en plus y’a Bein,

Ça fait vingt clodos, qui sauteront l’repas, mais c’est pour la frime,

 

J’aurai bien quand même, une pensée pour eux, quand j’serai au chaud,

En train d’me branler, à côté du feu, en mattant l’porno,

Pendant qu’ils crèveront, dans un vieux foyer, ou au fond d’un bus,

C’est pas mes oignons, c’est même pas d’mon grès, celui d’Canal Plus,

 

Reste la TNT, pour rel’ver l’niveau, avec Hannounah,

Un humour recherché, aucune blague homo, un exemple pour moi,

Vraiment cultivés, une super idée, tous ces chroniqueurs…

…désolé…j’arrive plus à m’marrer…je prend la télé…et j’la balance dehors !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Las Flores

Il était un jour, il était une nuit,

C’était votre tour, chère ville Gaudi,

Au réveil, au couché, on était là

Admirant la diversité, de La Rambla.

Pour notre dernier jour, On a eu le droit à un malus,

Ce n’était pas notre tour, nous on a pris le bus.

 

Les pieds dans le sable, le monde s’affole, que pasa ?

Oh putain merde, c’est bien un attentat.

Il faut se mettre à l’abri

Et appeler le consulat

Mais ici c’est la survie

Faut pas rêver, il ne décroche pas.

 

Le peuple est solidaire, et les gens s’aiment,

Pendant que tu fais la guerre, et que des gens saignent.

Je ne ferai pas d’amalgame, toutes les couleurs se serrent dans les bras,

Nous n’avons pas la même arme, et c’est la notre qui gagnera.

 

De ce que j’ai vu et vécu une chose me guérira

Quand je verrai que c’est ton sang qui coulera

Mon corps est en France, ma tête à Barça,

Oui j’ai eu de la chance, j’pense à ceux pour qui ce n’est pas l’cas.

 

Barcelone, dans ce drame tu as su garder

Ton calme, tes sourires et ta solidarité

On ne s’arrête pas de vivre on va même bien continuer

Notre amour est éternel, toi tu finiras par crever…

Ré adaptation de [Ces gens là – J.Brel]

D’abord il y a l’aîné

Lui qu’on ne comprend pas

Lui qui ne fait plus semblant

Lui qui sait plus son nom

Monsieur tellement qu’il écrit

Ou tellement qu’il travaille

 Qui fait tout à la fois

 Mais lui qui n’en peut plus

 Lui qui est complètement cuit

 Mais qui reste mon roi

 Qui se torture toutes les nuits

 Avec des idées noires

 Mais qu’on retrouve matin

 Admirant ses gamins

 Cherchant la prochaine connerie

 Qu’il pourra leur apprendre

 Et puis qui s’fait engueuler

 Par sa femme qui attend

 Faut vous dire Monsieur

 Que chez ce gars-là

 On ne pense pas Monsieur

 On ne pense pas, on joue

 

 Et puis, il y a l’autre

Aussi tordue qu’son frère

 Mais que j’aime tout autant

 Qui s’montre grande gueule comme une teigne

 Alors qu’elle donnerait sa chemise

 A des pauvres gens heureux

 Qui s’est marié comme une reine

 Qui a fait deux enfants

 Mais qui est toujours un enfant

 Et que c’est pas fini

 Qui essaye de se soigner

 Avec ses vieux patients

 Avec ses petites huiles

 Avec sa petite psy

 Qui devrait juste être elle même

 Mais qui veut être « normale »

 Faut pas jouer les faibles

Quand on a les moyens de donner l’exemple

 Faut vous dire Monsieur

 Que chez cette fille -là

 On ne vit pas Monsieur

 On ne vit pas, on essaye…

 

 Et puis, il y a les autres

 La mère qui ne dit rien

 Qui est heureuse enfin

 Mais du soir au matin

 Elle se fait du souci

 Et dans sa nouvelle maison

 Il y a des souvenirs du passé

 Qu’elle aurait dû laisser à la cave

 Et qui regarde ses enfants

 Mais ne dis toujours rien

 A part des grands Pffff

 A part des grands Pffff

 

 Et puis il y a la toute p’tite

 Qu’en finit pas de danser

 Et qu’on a peur qu’elle grandisse

Car on va devoir parler

Mais moi j’lui parlerai

 De ce qu’elle a fond d’elle

 Faut vous dire Monsieur

 Qu’avec cette fille là

 On ne cause pas Monsieur

 On ne cause pas, on admire

 

 Et puis et puis

 Et puis il y a ma Vie

 Qui ne demande qu’à avancer

 Et qui a mal commencé

 Mais moi j’aime ma vie

 Même que j’me dit souvent

 Que j’aurai une maison

 Avec des tas de fenêtres

 Avec presque pas de murs

 Et que j’vivrai dedans

 Et qu’il fera bon y être

 Et que si c’est pas sûr

 C’est quand même peut-être

 Parce que les autres veulent pas

 Parce que tu ne voulais pas

 Les autres ils disent comme ça

 Qu’ce serait trop beau pour moi

 Que je suis tout juste bonne

 A vivre tes combats

 Moi j’aime pas les combats

 Ou alors c’était avant

 Ou bien je veux oublier

 Mais avec leurs textes j’peux pas

Avec leurs conversations j’peux pas

 Parfois quand on se voit

 Semblant que c’est pas exprès

 Avec leurs yeux mouillants

 Ils disent que t’es parti

 Mais on ne t’a pas suivi

 Alors pour un instant

 Pour un instant seulement

 Alors moi j’y crois Monsieur

 Pour un instant

 Pour un instant seulement

 Parce que chez moi

 Monsieur on ne fuit pas

 On ne s’en va pas Monsieur

 On ne fuit pas

 Mais il est tard Monsieur

 

 Il faut que je rentre chez moi

 

Ma Vie

Elle est là depuis plus d’trente ans, et j’espère pour encore longtemps
Elle m’a fait grandir bizarrement, mais elle m’a donné deux enfants
Elle se voile parfois la face, et n’est pas toujours à sa place
Elle assume tout a ma place, et même le plus dégueulasse

Ma vie…

Ma vie qui passe et qui construit, au milieu de tous ces pourris
Elle est en marge, parfois elle choque, avec ses étranges folies
Mais elle emmerde plus qu’elle sourit, a ceux qui jugent sans comprendre
A ces magistrats de la vie, que c’est par le cul qu’il faut prendre

Ma vie…

Ma vie est anti-pollution, mais elle chie sur le béton
Elle peut user plusieurs paves, et demain voter pour Fillon
Quand elle rencontre un p’tit syrien, elle a des idées communistes
Mais quand on lui viole ses voisins, elle peut basculer extrémiste

Ma vie…

Ma vie fait l’amour et la guerre, et elle peut prendre par derrière
Elle est là pour son rôle de frère, mais avec le dos d la cuillère
Elle assure ses arrières, mais peut flamber en Jaguar
Le jour elle nage dans l’espoir, la nuit elle coule dans le désespoir
Un désespoir qu’elle adore, même si des fois elle l appréhende
Ces nuit ou jamais elle ne dort, mais si utiles pour que je bande
C’cote obscure ou tout est noir, et qui est si bon pour écrire
Toutes ces crevures pleines de cauchemars, ou il me fait si bon sourire

Ma vie…

Ma vie est une belle vie de con, mais putain qu’est-ce que c’est bon
De chialer de peine le matin, en croisant des trisomiques
Et de se marrer le soir, quand ils bavent sur leur blouson
Elle a le choix de ses humeurs, de ses délires de brac a bric

Ma vie…

Elle passe du temps dans sa voiture, elle refait le monde, elle planque
Et selon la conjoncture, des fois elle fait sauter la banque
Elle sort en club VIP, avec des stars montantes
Mais aime autant le PMU, avec une tenue d’ saltimbanque

Ma vie…

Ma vie n’est pas bien responsable, mais a choisi de devenir père
Enfin plus pote pour ses p’tits diables, qui rayonnent de lumière
Dans mes yeux d’aventurier, qui découvrent un trésor de guerre
Avec autour deux p’tits pirates, encore plus merveilleux que la mer

Quand ils se jettent dans mes bras, et quand ils m’appellent papa
Quand c’est moi qui suit leurs pas, et quand c’est eux qui décident
Ma vie s’arrête et marque le pas, pour admirer l indescriptible
Ce truc qui serre l’estomac, qui tue quand on ne le vie pas

Ma vie…

Ma vie à moi elle est telle qu’elle !
Ma vie à moi se fait la belle !
Elle vous emmerde elle a choisi !
D’être comme elle en a envie !
Elle peut mourir pour sa famille !
Elle peut aimer à en mourir !
Elle aime faire jouir une fille !
La faire hurler de plaisir !
Lui donner toute sa tendresse !
L’hypnotiser par des caresses !
Mais peut être hard sous la douche !
Et peut tout cracher dans sa bouche !
Elle peut suivre la politique !
Tout en étant anarchique !
Rêver d’aller à l’Elysée !
Et aussi de tous les baiser !
Elle peut défendre un salarié !
Tout en pissant sur l’syndicat !
Elle joue au loto pour rêver !
Pas pour gagner une vie de roi !
Elle donne du fric aux SDF !
Mais peut défoncer un clodo !
Elle rentre à la SNCF !
Mais va faire sauter des métros !
Elle prie des fois pour n’importe quoi !
Tout en gerbant les religions !
Pisse sur Jésus, Moise, Allah !
Mais a la Bible dans son salon !
Elle est pudique avec son corps !
Mais peut sortir sa bite dehors !
A 8 heures vous êtes tous aimes !
A 9 heures tous des encules !
A 10 heures elle ne t’aime plus !
A 11 heure t met un doigt dans l cul !
Elle a peur des merdes aux poumons !
Mais elle fume comme un pigeon !
Elle boit souvent comme un pochetron !
Elle ne retient aucune leçon !
Elle s’embrouille avec celle qu’elle aime !
Mais putain qu’est-ce qu’elle l’aime !
Sa première dame c’est sa maman !
Mais les autres mères elle les insulte !
Quand elle rêve elle est Peter Pan !
Mais les enfants elle les bute !
L’argent ne compte que pour du beurre !
Pourtant elle ne compte pas ses heures !
Travailler plus, et gagner plus !
Et se finit dans ton anus !
Ma vie à moi n’a pas de règles !
Elle veut niquer pendant les règles !
Elle pleure devant Pinocchio !
Mais se branle devant un porno !

Ma vie…..!!!!!

Alors viens t assoir à sa table
Chez elle tout n’est pas charitable
Des fois ça pue ou ça sent bon
Mais on sera toujours à fond

Ma vie est une contradiction
Mais putain qu’est-ce que c’est bon
C est devenu une addiction
Même si elle écrit comme un con…

 

L’aboyeur

Pourquoi encore vous gaver de mes textes inutiles,
Pourquoi être oblige d’passer pour l’imbécile,
De service, de mes vices, de supplice, de folie
Suis-je vraiment un drogue à l’auto-thérapie

Sais-je pourquoi je vie, pourquoi je meurs, pourquoi j’écris
Sais-je pourquoi j’aboie, pourquoi je bande, pourquoi je suis
Ou peut-être qu’au final je n’y comprends plus rien
Que je ne veux que jouir, que tu m’ouvres tes reins

Et si ma barque avait coulé depuis longtemps
Et si j’avais raison, simplement d’avoir mal
Et si mon cœur était malade depuis longtemps
Que j’étais en apnée dans la mer de l’oubli
De ces cons marginaux qui finalement oublient
Qu’on n’est pas fait pour vivre en ce monde, en ces temps
Qu’on cherche une échappée a cette issue fatale
Qui nous laisse vagabond comme de vrais chiens errant

Et si je tatouais sur mon bras un prénom
Une doctrine, un soupir, n’importe quoi, une leçon
Juste pour rappeler à mon regard perdu
Que chaque jour qui commence a quand même ses vertus

Il n’y a qu’à voir ma gueule qui n’a rien d’innocente
Et les paumes de mes mains dont les lignes sont étranges
Pour piger que j’emmerde, que j’gamberge, que j’dérange
A inventer un monde ou toujours tout l’ monde chante

Oui mais voilà pleure pas, si parfois je déraille
Si j’fais l’con, si parfois j’te laisse sur la paille
J’ai juste pas hérité d’une quinte flush au tirage
Mais je bluff et j’retombe toujours sur la bonne page

J’suis trop perché pour comprendre ce qu’il faut faire de bien
Par contre j’suis expert pour m’occuper d’tes seins
Et si tu oses juger le poète, l’Ecclésiaste
Tu te prendras de front mes vers iconoclastes

Il est deux heures du mat, c’est pas bien bon d’écrire
La plume est matinale, la nuit elle doit dormir
La mienne est insomniaque, elle a besoin d’souffrir
Et d’être un peu rebelle, désagréable à lire

Et si tu en as marre de subir toutes ses proses
Tous ses vers vulgaires, ses torchons à l’eau d’rose
Passe donc ton chemin, et va bosser demain
Soit fidèle à toi-même et file vers ton destin

Mais par contre te plains pas s’il te manque un peu
D’amour et d’humanisme, d’orgasme dans ta vie
Si ça ne tourne pas rond, n’oublie pas que tu peux
Toi aussi prendre ce droit de faire l’apologie

De ce que t’as en toi, qui ne veux pas sortir
Qui t’oblige à bouffer toute cette procuration
Qui te ronge le soir quand t’es seul dans le noir
Toute cette frustration qui occupe tes soirs
Et t’empêche de dormir, qui éteint tes passions
Qui décide a ta place et t’donne envie d’vomir

On a qu’une seule vie, elle est bien assez courte
Alors je t’en supplie ferme-la et écoute
Laisse exploser ta joie, ton amour, tes tristesses
Et si tu en as peur, serre juste un peu tes fesses

Tu auras bien le temps de faire les comptes ensuite
N’aie pas peur, parle de guerre, d’amour ou de ta bite
Si t’as confiance en ceux qui sont autour de toi
Tu n’auras aucun risque, ils ne te jugeront pas

La vie est magnifique, et horrible à la fois
Mais son chemin de croix n’est qu’une histoire de choix
Il y a ceux qui n’osent pas, il y a ceux qui hésitent
Et puis ceux qui comme moi, peuvent parler de leur bite

Sans toujours flipper de perdre tous ceux qu’on aime
Sans avoir à stresser d’une image a la noix
Et si un jour peut-être, plus personne ne me lit
C’est peut-être qu’enfin, j’aurai bien réussi
A comprendre qu’une vie, ne s’écrit mais se doit
D’être réelle et de fuir, les gerbes de chrysanthèmes

Mon électrocardiogramme, reste toujours dans le vert
Il monte, il descend, remonte et redescend
Et c’est seulement comme ça, qu’il reste toujours vivant
Et me permet encore de vous conter mes vers

Pépé

Pépé

 

Mais que nous reste-t-il, de notre siècle dernier,
Celui ou mon grand-père, pouvait rentrer bourre,
Sans avoir a stresser, du barrage de gendarme,
Celui où il buvait, au bonheur de ces dames.

Le siècle des bistrots,
Pas celui des réseaux.
Le siècle des terrasses,
Pas celui des kalaches.
Celui ou « Vive la France », avait de l’importance,
Ou l’on pouvait grandir, noyé dans l’innocence.

Mais que nous reste-t-il, de ton siècle pépé,
Comment fais-tu ce jour, pour rester dans le vrai,
Continuer à t assoir, devant cette télé,
Qui te montre chaque jour, cette réalité.

Tant d’horreur tant de cri, tant de pub pour la guerre,
Que des pions qui avancent, sans regarder derrière,
Plus de fleur sauvages, qui respirent du bon air,
Mais celles des pots-pourris, qui aspirent la misère.

Que sommes-nous devenu, malgré toutes tes prières,
Pour que ta descendance, patauge dans le bonheur,
Pour que tes petits-enfants, ne connaissent pas la peur,
Juste des inconscients, juste des mercenaires,

Qui courent dans le vent, se rendre à l’abattoir,
Qui éteignent la lumière, pour se nourrir du noir,
Qui déposent dans l’urne, les bulletins de la honte,
Qui pensent que leur Lune, a fondue dans la fonte.

Mais que nous reste-t-il, de ton pays papy,
De celui qui se bat, de celui qui sourit,
De ton état de droit, et de ton libre arbitre,
Et de ta douce France, ou tu faisais le pitre.

Quelque soient tes combats, ils n’ont servi à rien,
On continue d’ tuer, pour défendre son pain,
Ou juste pour ces idées, qui ne sont pas les nôtres,
Mais celle de Jésus-Christ, ou d ses foutus apôtres.

Mais où est-il passe, le siècle de tes lumières,
Je ne vois devant moi, aucun chemin de croix,
Devant lesquelles prier, pour que tu sois fier,
De cette génération, qui ne se souvient pas

Que c’est l’arme a la main, que tu nous a permis
De nous lever chaque jour, pour faire nos conneries
Et malgré tout ton ciel, nous le rendons si gris,
En zappant ta mémoire, et pissant dans ton lit.

Pepe nous bafouons, ton si joyeux visage,
Quand nous avons pris vie, avec pourtant l’espoir,
De rendre ton étang, si clair pour que tu nage,
Finalement nous coulons, dans tant de désespoir.

Impossible de se battre, avec tant de mensonges,
La résistance est morte, au milieu de l’alpage,
Mon hélico n’ vois rien, avec tant de nuages,
Son hélice tourne juste, le manège de mes songes,
Ou tous nos enfants sont, comme c’était hier,
A faire la guerre avec, leur épée de carton,
A nous prouver que tu, peut rester si fier,
Continuer à bâtir, notre si belle Terre.

Aujourd’hui pépé, pour toi mes cendres s’envolent,
Avec tous mes frères, et notre humanité,
Pour laisser voir les fleurs, de notre liberté,
Recouvrir notre Terre, et embellir le sol.

Quel que soit mon passage, même s il est inutile,
Quels que soient mes coups de gueules, quelles que soient mes bêtises,
Quelle que soit mon image, quelle que soit ma hantise,
Grace à toi je souri, même si c’est difficile.

Alors pépé accepte, s’il te plait nos pardons,
Même si ils ne servent, qu’à nous voiler la face,
Loin de tes idéaux, en ne laissant la place,
Qu’a cette France de merde, a ce peuple de con.

Un jour je serai, moi aussi un grand-père,
Et je devrais aussi, essayer de tout faire,
Pour ne pas avoir peur, de vieillir, de mourir,
Et puis pour continuer, a me tenir debout,

Je saurai au fond de moi, exactement quoi faire,
Regarder devant moi, assurer leurs arrières,
A mes petits-enfants, sans oublier d’ leur dire,
Qu’un jour il y a longtemps, tu te tenais debout.

Je n’aurai aucun mal, à savoir comment,
Comment aimer les miens, comment ouvrir mes mains,
Car je me souviendrai, alors vraiment longtemps,
Comme était ce pépé, lui qui étais le mien.

L’Ivresse

Ça y est c est décidé, j’ai trouvé ma déesse
Elle n’a rien d’une beauté, elle s’appelle l’ivresse,
Je ne m’agenouille plus, devant votre Dieu d’école,
Mon Jésus ne boit pas de sang, il se noie dans l’alcool

Personne peut m interdire, de ne pas être une sainte
Personne peut m interdire, de vénérer l’absinthe,
Ni Joseph, ni Marie, ni même Balthazar,
Ne m’empêcheront, de m’étaler sur l comptoir,

Pourquoi faire semblant, en l’absence de conviction,
A rentrer dans les rangs, à rester un mouton,
A faire des enfants, avec votre éducation
Moi je suis résistant, je choisi la boisson

Des hommes restent sans rien faire, ils restent le cul parterre
D’autres se font la guerre, rêvent de carrière militaire
Pour monter dans les chars, afficher leurs médailles
Moi les comptoirs de bar, sont mes champ de bataille

A ma table y a Allah, Bouddha et Jésus-Christ
Mais ils ne se guerroient, qu’a grand coup de Pastis
Et si un p’tit malin, vient parler en leur nom
Il n’y aura pas de débat, ça se finira en baston

Quand j rentre dans une église, une mosquée un monastère
Je ne rentre pour qu’une chose, finir à l’ envers
Et quand je vois mon pote, cloue sur sa croix
Je lui lève mon verre, mais j’ai la gueule de bois

Allez venez mes frères, découvrir mon pèlerinage,
A prier pour la bière, la tête dans les nuage
Le bourbon, la vodka, sont mes uniques testaments
Vive la France allez trinquons, ça c’est mon commandement

Moi ma crèche a moi, ne comporte pas de signe
Mais elle est recouverte, d’un parterre de vignes
Qui poussent si vite, qu’elles cachent tous ces santons,
Inventes de toute pièce, pour faire de nous des pions

Moi mon Moise a moi, il est au PMU
Le soir il rentre au foyer, purger ce qu’il a bu
Il n’a jamais ouvert, aucun passage dans la mer
Mais il ouvre des bières, pour noyer sa misère

Dans son paradis, les anges n’ont pas d’ailes,
Ils se les sont brûlées, en se faisant la belle,
Ils se sont approches, un peu trop près du soleil,
Pour pouvoir le toucher, avec leur bouteille

Avec lui il y a Eve, mais aucune Genèse
Elle lui prend trente euros, à chaque fois qu’il la baise
Aucune bougie, ne brille sur son autel,
Mais celle de son camion, devant la chambre d’hôtel

Sur sa Scène pas de Marie, ni Jésus, ni Apôtre
Juste un tableau tout gris, ou il est seul avec sa honte
Qu’on oublie quand on le voit, cuver avec les autres
Et que l’on fait comme si, elle n’existe que dans les contes

Je n’ai aucune confiance, dans vos textes bibliques
Mais une confiance aveugle, envers mon alambic
Et surtout ne me parlez, jamais des politiques
Ou vous devrez assumer, mon coma éthylique

Quand on s lève le matin, pour prendre le métro
Pour aller faire le tapin, pour chercher du boulot
Alors quand il est l’heure, de rentrer au dodo
Il n y a qu une seule valeur, celle de l’apéro !

Messieurs vous m interdisez, de boire au volant
Et vous me faite souffler, dans votre ballon,
Tout ça vous le décidez, tout en nous volant
Alors je reste bourre, j vous prend pour des cons

Marchons ensemble, enfants de la patrie
Le jour de gloire est arrivé
Contre vous et votre tyrannie
Le Pinard semblant s’élever…
Le Pinard semblant s’élever…

Lalalala…lalalalala…

Pauvre Année

Pauvre année!

Au cours de la soirée, mon portable fatigué
A fini par s’éteindre et rien pour le charger
M’empêchant ainsi à minuit de vous contacter
Pour vous souhaiter à tous une belle année

Mais rappelez-vous l’époque où on ne pouvait pas s’appeler
Ni poster sur Facebook, ni Tweeter, ni textoter
On prenait le temps d’écrire, on s’envoyait des cartes
On avait le sourire, quand on ouvrait la boîte

On attendait de se voir pour présenter nos vœux
On avait encore l’espoir qu’un jour ça irait mieux

Elles nous ont fait couler toutes ces inventions
Elles ont créé un monde de connexions
Elles programment l’homme à devenir plus con
Elles endorment sa réflexion pour qu’il devienne mouton

Retrouve ton esprit critique et retrouve la raison
Change de politique, c’est bientôt les élections
Va mettre dans l’urne tes plus belles résolutions
La mienne est commune, c’est la révolution

On a tous levé nos verres hier
Milliardaires, actionnaires ou populaires
On a zappé quelques secondes qu’aujourd’hui c’est la guerre
On a zappé notre monde on a oublié la misère

On a tous bu, chanté, dansé et mangé
Pendant que d’autres se faisaient fusillés
On a même du mal aujourd’hui à digérer
Alors que d’autres ont faim à en crever

Mais sans remord aujourd’hui tout le monde dort
Le temps de penser est mort, ça demande trop d’effort
On préfère se regarder le nombril, et se remplir la panse
On se fou des elles et ils tant que le je avance

C’est sûrement hypocrite car j’ai trinqué aussi
Mais c’est quand je suis ivre que j’oublie cette folie
C’est quand je me sens vivre que je crois à la vie
Quand je n’y croirai plus, ce sera de l’euthanasie

Bonne année de tracas de fracas et de misère
Bonne santé de tabac d’alcool et de grippe aviaire
Retrouvons le chemin, prenons la bonne route
On veut tous le bien, ça ne fait aucun doute
Serrons nous les mains même si tout seul on va plus vite
Redevenons humain ensemble on va plus loin…

 

 

Page 1 sur 212