La 6ème république !



L’après-Macron : Mort de la 5ème Monarépublique, création de la 6ème  République citoyenne.

 

Je pense que bien plus que l’augmentation des taxes, le principal problème de la cinquième république réside dans le fait que chaque citoyen vote tous les 5 ans pour un président/gouvernement qui a ensuite les pleins pouvoirs. Le seul droit qu’il reste au citoyen dans notre « démonarcratie » est de voter parmi des candidats, une fois tous les cinq ans. Il faudrait rappeler qu’en démocratie, le peuple est souverain et le président n’en est que le représentant, appliquant les directives du peuple. On en est…très très loin…

Pourquoi ne pas laisser décisionnaire le peuple pour tous les sujets sociaux ? La réglementation de la prostitution, le suicide assistée, le cannabis, le montant du SMIC, le plafonnement des salaires, un éventuel revenu universel, les paliers d’imposition, la répartition des aides sociales, l’accueil des Syriens, la gestion de l’immigration, le salaire des politiques, le nucléaire, le travail le dimanche, l’adoption, la répartition du budget, le paiement de la dette, les retraites, la décentralisation de ministère, de régions, les taxes…etc, etc, etc. La seule fois où un référendum a été exécuté depuis l’an 2000, ce fut pour « demander l’avis au peuple », et non le laisser décider, sur la constitution européenne. Notre avis n’a même pas été suivi…

De plus, pourquoi chaque citoyen devrait obligatoirement s’identifier sur un candidat, un programme, de A à Z ? Un citoyen ne peut-il pas être d’accord avec Alain Juppé pour sa position sur la Syrie, avec Jean-Luc Mélanchon pour l’annulation de la dette, avec Olivier Besancenot pour le droit ouvrier…etc etc…Serait-il vraiment anarchique ? Le système actuel ne le permet pas car une fois l’élection passée, le président applique son programme de A à Z…ou ne l’applique pas du tout…, peu importe il a été élu et possède les pleins pouvoirs. Je pense que le peuple doit pouvoir s’exprimer indépendamment sur ces sujets divers.

Le système actuel, en ne permettant de voter que pour un candidat, un programme, ne sert qu’à accentuer les clivages, les oppositions. Doit-on forcément être pour les patrons et contre les salariés et syndicats ? Ne pouvons-nous pas vouloir défendre le droit des patrons ainsi que celui des salariés ? Ne pouvons-nous pas avoir des intérêts à droite, des convictions à gauche, ou inversement, et le faire valoir ?

Première mesure : limiter les pouvoirs du président. Il restera le chef des armées, des propositions de référendum, décisionnaire de la répartition du budget, et deviendra le garant des ministères choisit par le peuple. Ces quatre axes seront les trois principaux critères d’élection du président.

Deuxième mesure : établir une obligation de référendum (trimestrielle ?)

Troisième mesure : création d’une plateforme citoyenne électorale. Chaque titulaire d’une carte électorale se verra attribué un compte sur une nouvelle plateforme internet de l’état. Cette plateforme lui permettra :

  • De pouvoir voter en ligne
  • De pouvoir s’informer

Quatrième mesure : création d’une chaîne de télévision publique réservée aux débats (peuple / politique)

Cinquième mesure : donner beaucoup plus d’indépendance à chaque ministère

 

Nous sommes en 2020 : le président soumet les sujets de référendum. Tous les 3 mois, le peuple vote via son compte citoyen en ligne. Chaque citoyen ou politique peut aussi, via son compte citoyen, proposer un sujet de référendum. Chacun peut aussi signer par son compte son approbation de soumission au référendum. Au-dessus d’un quota d’approbation citoyenne à définir (20 millions, 30 millions… ?) le référendum est appliqué sous trois mois. Durant ces trois mois, la chaîne publique organisera de multiples débats entre le peuple et les différents partis politiques qui pourront alors se recentrer sur leurs réelles convictions et essaierons de convaincre. 3 mois après : le peuple vote via son compte.

Résultat : LE PEUPLE DÉCIDE. Plus de manifestation car même si certaines mesures auront toujours le désaccord de certains, nous ne descendrons plus dans la rue contre nous-même. Libre à chaque citoyen de voter et de s’intéresser ou non au sujet traité. Libre à chacun de se sentir concerné ou non. Les 2 tiers des référendums seront soumis par le président, le tiers restant par le peuple.

Limiter le nombre de référendum à un seul par trimestre ?

Faire voter le peuple indépendamment pour chaque ministère (intérieur, écologie, affaires étrangères, affaires sociales, culture, finances, éducation, agriculture) 3 mois après les élections présidentielles et la répartition budgétaire. Seuls les ministères de la justice et des armées resteront à charge du premier ministre.
Chaque ministre sera alors élu pour 5 ans afin de mettre son programme en place selon le budget connu.

Résultat : beaucoup plus d’indépendance pour chaque ministère. Des politiques centralisés sur leur domaine. Des citoyens concernés par chaque ministère.  Le peuple votera la répartition du budget en élisant son président, et les ministères choisis par le peuples appliqueront leurs décisions en connaissance du budget, selon un calendrier électoral établit en fonction.

2022 : création sur le compte citoyen d’un onglet « région », afin de décentraliser les régions, et d’impliquer, de la même manière qu’au niveau national, chaque citoyen sur sa politique régionale, sur l’endroit où il vit. Peut-être verrons-nous des régions prenant des chemins différents ? Et alors ? Ne serait-ce pas une richesse supplémentaire. Les Etats-Unis, même si je suis opposé aux ¾ de leurs décisions actuelles, n’ont-elle pas une extrême richesse avec leurs états fédéraux et ces citoyens qui ont le choix de vivre dans tel ou tel état ?

Enfin, durant le quinquennat, le peuple, s’il dépasse 80 pour-cents d’approbation, pourra s’il le souhaite demander le désistement de son représentant, en cas de non-respect de son programme, des directives du peuple ou de malaise profond.

Concernant la sécurité de la plateforme citoyenne internet, en 2018, Facebook, Amazon, Instagram arrivent très bien à sécuriser leurs sites, pourquoi un état n’y arriverait-il pas ?

La 6ème république : l’ère du peuple !

 

 

Ouverture : Le compte citoyen pourrait aussi centraliser : les impôts, les aides sociales, la sécurité sociale…pour désengorger les administrations et donc diminuer leur coût, simplifier les démarches administratives pour tous.

 

PS : en réussissant ce tournant historique, je suis persuadé que la France, pays des droits de l’homme, deviendra un model que beaucoup de peuples suivront dans le monde entier, à commencer par nos voisins européens.

 

programme 6ème république et après-Macron.
#Gilets Jaunes

Gilets Jaunes

Si comme nous en fin de mois, tu te retrouves toujours à poil,
Si comme moi t as plus un sous, pour pouvoir payer ton gazoil,
Si comme nous en fin de mois, malgré la vaseline ça fait mal,
Si comme moi t’es en dessous, de c’que tolère ta morale,

 

Si ton salaire toujours ne sert, juste à combler ton découvert,
Si toi aussi tu fais semblant, de sourir devant tes enfants
Alors qu’tu sais bien que demain, sera un éternel hier,
Alors qu’tu sais qu’en souriant, tu retardes juste le moment,

 

Oú ils auront l’âge de sentir, la vraie odeur de l’adultère,
Oú ils verront comme leurs parents, qu’ils sont cocus depuis longtemps,
Par un putain d’gouvernement, qui pompe toujours plus ton salaire,
Qu’en augmentant le carburant, c’est juste bien ton cul qu’il prend,

 

Alors regarde-les dans les yeux, et pense un peu à l’héritage,
Que tu leur laisseras sous peu, quand tu casseras ta pipe mon vieux,
Que penseront-ils de leurs parents, si tu les laisses en plein naufrage,
Si tu n’les protèges pas d’l’orage, crois-tu vraiment qu’ils s’ront heureux,

 

Alors français soulève-toi, va enfiler ton gilet jaune !
Pour eux, pour nous, pour moi, pour toi, va enfiler ton gilet jaune !
Pour tous ceux qui n’acceptent pas, va enfiler ton gilet jaune !
France cocue d’en haut ou d’en bas, va enfiler ton gilet jaune !

 

J’suis pas du style à devenir, un vieux donneur de leçon,
J’préfère agir, j’préfère écrire, j’préfère ça à la dépression,
Mais c’qui est sur c’est que j’déteste, que l’on me prenne pour un mouton,
Alors moi je préfère rugir, en plus je le fais en chanson,

 

Même si ça n’vous plait pas Manu, pseudo garant de ma patrie,
Vous qui avez été élu, par défaut contre la tyrannie,
Vous qui continuez à sourir, en arborrant vos dents toutes blanches,
Moi les miennes sont toutes rongées, par l’excès d’clopes et le café,
Que vous venez encore d’taxer, pour saisfaire les potes banquiers,
Alors que c’est mon seul remède, pour survivre dans votre France,
Et oui Manu c’est pas la mienne, la dette moi je n’y suis pour rien,
J’étais pas né et toi non plus, mais pourtant j’la paye comme un chien,

 

Et tu pourrais penser un peu, à nos retraitées qui galèrent,
Elles ne sont pas toutes des cougares, et n’vivent pas toutes à l’élysée,
Elles ont juste besoin d’estime, d’assistance et d’quelques deniers,
D’un peu d’amour, de dignité, juste avant qu’on ne les enterre,

 

Entre un peu dans nos hopitaux, va tchater avec l’infirmière,
Qui n’compte plus ses heures d’boulot, ni son salaire de misère,
Va t’assoir avec un clodo, et tu verras qu’s’il boit une bière,
C’n’est pas pour fêter l’renouveau, mais pour oublier la misère,

 

Aujourd’hui Manu ta France, regarde-là elle est bien en marche,
Toute la semaine même le dimanche, la république est bien en marche,
Mais pas vers un avenir meilleur, mais pour gueuler sur l’patriarche,
Quand c’est un affabulateur, c’est normal que la France se fache,

 

Même si elle est a bien conscience, que c’n’est pas qu’ la faute du patron,
Ça change pas grand chose au fond, qu’il soit nain, chaud lapin ou con,
C’est juste un problème de fond, nous ne sommes toujours que des pions,
Qui pour un souverrain votons, aux pleins pouvoirs de la nation,

 

Comme le disait un vieil ami, devenu un peu alcoolo,
Qui a du mal avec la survie, qui a préférré les bistrots,
Après avoir tant bataillé, pour faire valloir ses idéaux,
Avec un pack d’humanité, de droits d’l’homme et d’un peu d’argot:

 

Eh Manu rentre chez toi
Y a des larmes plein ta bière
Le bistrot va fermer
Pi tu gonfles la taulière
J’ savais pas qu’ ton sourir
Ça pouvait m’ faire chialer
Je pensais même que souffrir
Ça pouvais pas m’arriver
J’oubliais que le chômage
Et le sort des clodos
C’etait trop pour ton âge
Et tes principes fiscaux

Eh déconne pas Manu
C’est à nous que tu fais de la peine
Une France de déçue
C’est des gilets jaunes qui surviennent

 

Ta France aujourd’hui est malade, elle vient de choper la jaunisse,
Et chaque jour ça se propage, la maladie d’ceux qui s’unissent,
Cherche pas il n’y aura pas d’parade, ta France à une couleur de pisse,
Tu verras qu’au fond de l’alpage, même les moutons prônent la Justice,

 

Mais eux ils le font en chantant, pas en lançant des lacrimos,
Des rebels pacifistes et tendres, qui chantent juste leurs idéaux,
Assez fort pour que tes tympans, puisse transférer à ton cervaux,
Qui pourra p’t’être enfin comprendre, que tes taxes vont couler l’bateau,

 

Alors français soulève-toi, va enfiler ton gilet jaune !
Pour eux, pour nous, pour moi, pour toi, va enfiler ton gilet jaune !
Pour tous ceux qui n’acceptent pas, va enfiler ton gilet jaune !
France cocue d’en haut ou d’en bas, va enfiler ton gilet jaune !

 

Échec et Mat.

C’est un jeu qui m’a toujours intéressé

Mais dans lequel je n’ai jamais vraiment brillé

Je ne suis pas assez douée en stratégie

Je préfère l’authenticité et la folie

Pas celle des pervers des fous dangereux

Mais celle des passionnés des amoureux.

Eux, ils se font de plus en plus rares

De plus en plus de gens s’inventent des histoires

Dans lesquelles ils veulent avoir le premier rôle

Sur le devant de la scène avoir le contrôle.

Pour eux pas de figuration

Penser aux autres il n’en est pas question

Ils multiplient les techniques de manipulation

Les mensonges, les trahisons, les humiliations.

Comme ça toi tu perds le peu de confiance que tu as en toi

Et progressivement tu deviens leur proie

Ils t’utilisent te faisant croire que tu es leur amie

Ils te nuisent en fait ils t’euthanasient.

C’est bien la peine de bosser en psychiatrie

Tu les flaire même pas ces pathologies

Tu te méfies pas malgré les avertissements de ceux qui t’apprécient

Tu plonges tout droit dans le plus profond des puits.

Alors tu finis pas tomber en burn-out

Et le pire c’est qu’elle n’en a rien à foutre

Elle ne prend aucune de tes nouvelles

Elle savoure sa victoire et fait la belle.

Alors toi, tu n’as rien d’autres à faire que jouer aux échecs

Te battre pour ne pas perdre la partie malgré tes échecs

Tu n’es qu’un pion qui voudrait quitter le plateau

Te sauver de la prison de ton bourreau.

Tu tentes de te protéger, de ne pas capituler

De ne pas rentrer dans la case où elle veut t’enfermer.

Alors tu demandes de l’aide à la Tour

Elle semble solide mais ne pèse pas bien lourd

Tu fais appel au cavalier

Qui voudrait t’aider à t’échapper

Tu consultes le fou

Qui te conseille de tenter le tout pour le tout

Tu écoutes la reine

Qui te dit de rester sereine

Tu te réfugies vers ton roi

Qui sera toujours là pour toi…

Mais si tu veux vaincre et combattre

Il faut comprendre et construire ta défense

C’est toi seule qui peux te battre

C’est ni un jeu de hasard, ni une question de chance

Tu n’es pas victime, tu es coupable

D’être si naïve, d’être si minable

Pour t’en sortir faut chercher la raison

De tes symptômes de ta compulsion de répétition.

Savoir pourquoi tu n’arrives pas à te méfier

Tu accordes ta confiance tu donnes ta vulnérabilité

Il est temps de t’assumer de te libérer de ces liens pervers

Il est temps de croire que tu peux être heureuse sans conflit sans guerre.

Mais ne te perds surtout pas et reste toi

Continue à croire que l’Autre est un autre toi

Ne tombe jamais dans le vice de leur perversité

Tu es beaucoup plus riche quand tu sais donner.

Trop bon trop con là est le paradoxe

Difficile de se défendre quand on n’a pas fait de boxe

Mais la meilleure des armes c’est ta conscience

Et la fierté d’avoir toujours été dans la bienveillance.

Croire à l’Homme croire à l’Humain

Ils ne mordent pas tous dans ce monde de chiens

Croire au présent croire à demain

La partie n’est pas finie attends le tour prochain…

Journées d’octobre.

Ces vacances de la Toussaint

Sont sans aucun doute celles dont j’avais besoin.

Après avoir travaillé 43 heures en 4 jours

J’ai pu me reposer, me ressourcer et me remplir d’amour.

Aller à la vogue des marrons

Pour faire le plein de sensations

Allez on y va les garçons

On avance, on ne stagne pas, on vise l’horizon.

Aller au cinéma voir le nouveau Thor

Il veut quoi lui, vous faire croire qu’il est plus fort?

Les supers-héros c’est vous, n’ayez peur de rien

Croyez en vos idéaux, battez-vous, pour qu’il soit meilleur votre demain.

Et puis on a fêté Halloween

Une fête commerciale de plus, c’est la ruine

On vous a quand même déguisés, juste pour la frime

On a fini dans les vignes en soirée chez ma cousine.

Mais en fait, c’est pas une fête, on veille les morts

Alors forcément j’y pense, à raison ou à tord mais j’y pense encore

De toute façon j’y pense chaque jour et pas juste un 1er Novembre

J’ai pas besoin d’aller déposer des fleurs, dans l’urne y’a même plus de cendre.

Et puis ce jour-là, j’étais avec Cléa

Mon héroïne, ma demie-sœur, ma demie-Toi

Quand je la regarde parfois, j’ai l’impression que tu es là

Alors j’me demande ce qu’on serait devenu dans cette vie-là.

Sa mère vient la récupérer, elle arrive pour déjeuner

Avant qu’on parte chez la mienne qui nous a invité pour le goûter

Comme chaque fois qu’on y va, les petits sont excités

Parce qu’elle sait leur donner le même amour que celui qui nous a sauvé.

Jeudi, on fait du vélo, on pédale, on pédale

On anticipe, on observe pour éviter les obstacles

J’vous mets quand même un casque, on peut pas tout éviter

Y’a des épreuves qui nous font tomber, mais faut apprendre à se relever.

Le soir, ça part au match, bien couverts

Mais tu n’auras pas froid, Nino, tu es avec ton père

Et même si dans les gradins tu le trouves un peu vulgaire

Il ne lâchera pas ta main, il assure tes arrières.

En attendant, avec Emilio, on se fait un plateau télé

Lui regarde la vidéo, moi j’regarde comme il est beau, je suis envoûtée

Ça fait bizarre quand on réalise que c’est nous qui vous avons créés

Vous êtes notre plus belle réussite, notre plus grande fierté.

Vendredi à la ferme, on reprend le débat sur le chien

Papa dit non, maman peut-être, vous les têtus vous en voulez un

On trouve un compromis, quand on aura une maison avec un jardin

On fera tout pour c’est promis c’est pour ça qu’on se lève chaque matin.

Et oui, pas tous égaux, certains sont aidés par leur destin

Pour d’autres c’est la survie, faut se battre pour manger à sa faim

J’espère que vous ferez mieux que nous, que vous aurez plus de moyens

Quoique l’argent rend fou, je préfère que vous restiez l’esprit sain.

Ces congés, ça a aussi été des retrouvailles

Un rappel à la réalité, pour ne pas s’engouffrer dans les failles

Elle n’est pas toute droite la route, vous ferez des écarts sans savoir où ils vous mènent

Malgré vos doutes, l’important c’est de ne pas se perdre soi-même.

Je serai toujours là comme une boussole mes fistons

Je vous accompagnerai dans toutes vos directions

Et même si je suis parfois obligée de vous ramener à la raison

Je vous encouragerai toujours à vivre vos plus belles passions.

Au-delà des murs.

C’est un arrêt qui sonne comme une pause

Une évasion dans une vie un peu trop morose

Une résurrection après une putain d’overdose

Alors d’avance pardon mais je vais poster quelques proses.

Elles te feront peut-être mal mais les blessures ça peut guérir

Elles te sembleront banales, tu t’es habitué même au pire

De toute façon tu sais quoi du normal, tu sais pas réfléchir

Ça n’a rien de fatal, ça te permet de moins souffrir.

Mais moi j’y pense tout le temps à ces murs qui t’enferment

Alors de temps en temps je t’offre une bouffée d’oxygène

Je te fais partir en camps, je te libère de tes chaînes

Je t’offre un nouveau présent, je te monte une nouvelle scène.

Alors tu fais ton spectacle, tu joues le rôle de ta vie

Il n’y a plus vraiment d’obstacle, ici c’est le paradis

C’est troublant ton talent, écoute je t’applaudis

Ne pense plus à avant, regarde enfin tu vies.

Mais avant c’est demain, ça y’est c’est déjà fini

Je t’ai offert le paradis mais c’est pas là que tu vies

D’ailleurs je ne t’ai rien offert, tu payes un prix de journée

Ça ressemble plus à l’enfer ta réalité.

C’est pas de la relation, c’est de la prestation

Ça coûte du pognon de vivre dans une prison

Quelques activités pour donner l’illusion

D’être un peu occupé, d’avoir des émotions.

Les exprime pas trop fort, je ne les comprends pas vraiment

Parfois ça peut me faire peur, ça trouble mon comportement

Ça me rassure quand tu dors, je vais chercher ton traitement

Si tu as besoin je suis là, mais c’est ton « si besoin » que tu prends.

Allez endors toi vite, rêve et évade-toi

Surtout que presque tout de suite t’entendras « réveille-toi »

On t’imposera le rythme d’une partition brûlée

Y’a beaucoup trop de fausses notes, j’arrive même plus à jouer.

Je préfère jouer aux cartes avec mes collègues au soleil

J’avoue même pour nous, c’est quand même pas pareil

Je ne suis même pas fatiguée alors que la nuit je veille

C’est bon de travailler, c’est beau quand tu t’éveilles.

Allez, je veux y croire, on peut y arriver

A faire que ces vacances, ce soit tous les matins

Avec de l’espoir et de la volonté

Recréer cette ambiance dans ton quotidien.

J’y croirai jusqu’au bout, ça je peux te le promettre

Et si tu marches à genoux, je t’aiderai à te mettre debout

Mon salaire je m’en fous, je veux t’aider à être

J’bosserai pour pas un sou, si j’pouvais te faire renaître.

31 piges

Putain 31 piges de passées

Ça squatte encore en jogging et sweat capuché

Oh gros ! Il serait temps d’évoluer !

Bein ouais mais non mec parce que là tout ce que je veux c’est continuer

Continuer mon chemin,

Je sais pas si j’ai une bonne main

Mais j’mise tapis sans jamais faire confiance au divin

J’crache mon venin dans mes alexandrins

J’suis qu’un pèlerin qui chaque matin construit son lendemain

J’ai fait mes choix, j’ai fait mes croix

Choisis mes lois et tracé ma putain de voie

Alors ouais c’est vrai que c’est pas une avenue

Parfois même une petite rue exigüe

Mais c’est ma route, remplie de doutes

J’garde mes bagages en soute

J’continue à m’remplir au compte goutte

Et j’avancerai coûte que coûte

Y’en a que j’ai écouté

D’autres que j’ai laissé de côté

Ceux qui proches de moi sont restés

Sont ceux sur qui aujourd’hui j’peux compter

C’est quand tu te retrouves dans la merde

Que tu différencies les vrais des faux

Ceux qui savent trouver les verbes

Et les mots qui soignent tes maux

Pas besoin de faire le bilan,

La vie t’impose son poids au fil des ans

Je sais qu’les psy m’attendent sur leur divan

Mais j’préfère regarder le temps défiler sur mon cadran

J’peux pas dire que ma vie est construite

C’est juste le résultat de mes bonnes et de mes mauvaises conduites

Aucun regret, aucune fuite,

Tout ce que j’vis me construit pour la suite

Tout ce qui un jour te détruit t’oblige à rebondir

Parfois c’que t’aime le plus peut finalement te détruire

Je ne regarde plus derrière

Pas besoin de rétro pour surveiller mes arrières

Peut-être trop con, peut-être trop fier

J’garderai toujours mon esprit contestataire

Énervé depuis la naissance

J’ai toujours su gueuler avec aisance

Saouler, hurler, insulter la bien-pensance

Aujourd’hui j’inculque ma hargne à ma descendance…

Le Cancer des Mots

Non je n’ai pas changé d’adresse
J’ai juste modifié mes noblesses
Pas la peine de v’nir frapper, j’ouvre pas à ceux qui m’oppressent

Et même si t’es une gonzesse
Si t’as la plus belle paire de fesses
Ça sert à rien de remuer, j’lui ferai aucune politesse

Je n’ai d’yeux que pour ma maîtresse
Je la doigte comme une prophétesse
C’est ma vieille plume de drogué, qui bave son encre et qui vous blesse

J’ai attrapé l’cancer des mots
Mais je n’veux surtout pas d’chimio
J’veux contaminer tout l’monde, j’m’acharne,
Et j’veux garder mes poils sur l’crane

Lis-moi ou pas j’m’en bat l’ânesse
D’façon j’écris pas pour la presse
Ni pour toi, ni pour moi, et j’rêve pas d’une carrière US

Tu fais erreur sur ma finesse
J’ai pas peur de choquer l’altesse
Et même parfois, oh oui mon roi, je pisse un peu sur la vieillesse

J’peux faire dans la délicatesse
Et demain t’écarter les fesses
Docteur sournois ou Mister chat, mes sept vies je te les confesse

J’ai attrapé l’cancer des mots
Mais je n’veux surtout pas d’chimio
J’veux contaminer tout l’monde, j’m’acharne,
Et j’veux garder mes poils sur l’crane

Pourquoi j’m’emmerde sur la vanesse
Parce que j’t’emmerde et que j’te dresse
Je vaticane sur la papesse
J’lève la soutane de la prêtresse
J’ai la banane et je m’empresse
D’sortir ma cane et mes caresses
Pour les nymphomanes, les tigresses
Les mythomanes je les agresse
A ma sarbacane vengeresse
A chaque chicane, j’fais des prouesses
Et des fois j’plane sur la paresse
Mais si j’te vois et qu’tu ricane, tu auras l’trait’ment des traitresses

J’pète ma durite, je sèche la messe
J’sors ma bite devant la duchesse
Je donne du fric pour m’faire souffler dans l’fifre par les négresses

Et toi tu voudrais que je cesse
Et moi j’aimerai que tu acquiesces
Que tu comprennes que j’suis de ceux qui s’autorisent des largesses

J’collectionne l’indélicatesse
Et j’affectionne les clownesses
Même dieu ne pourra m’empêcher mes volontaires maladresses

J’ai attrapé l’cancer des mots
Mais je n’veux surtout pas d’chimio
J’veux contaminer tout l’monde, j’m’acharne,
Et j’veux garder mes poils sur l’crane

Alors vas-y-toi…
Euthanasie-moi…
J’suis pas nazi-moi…
J’prends d’l’extasie-moi…
J’vote Sarkozy moi…

La nuit tout l’monde ferme les yeux et décompresse
Pendant que moi je me met bleu à la Guinness
Et quand me vient l’inspiration j’prends mon crayon et j’invente quelques poétesses

Souvent c’est con mais parfois il y a d’la tendresse
Des textes bidons et d’autres remplis d’allégresse
Mais sois en sur la nuit moi je n’suis pas en laisse

Je matte la Lune et c’est ici que le bât blesse
C’est la pleine Lune et j’ai les poils qui se dressent
Un hurlement j’peux plus écrire, ça tombe bien j’ai plus d’rimes en « esse »

Si tu veux voir le loup garou, faudra passer à la caisse
Il va falloir sortir tes sous pour que tu le caresses
Car je fais plus dans l’romantique, j’veux du bestial et surtout pas d’tendresse

N’en déplaise à ta vaginale sécheresse

J’ai attrapé l’cancer des mots
Mais je n’veux surtout pas d’chimio
J’veux contaminer tout l’monde, j’m’acharne,
Et j’veux garder mes poils sur l’crane

Un invité spécial

Prépare-toi aujourd’hui, tu as de la visite
Quinze Septembre, jour de pluie, y a quelqu’un qui s’invite
Ouvre grand ton portail, elle est en train d’monter
Quelqu’un d’un peu spécial, quelqu’un qui a compté

C’est une femme avec qui, c’était souvent galère
Qui quand t’étais petit, t’as sauvé d’la misère
P’t’être même sauvé la vie, car c’était un enfer
Son nom était Berthuy, et elle était ta mère

Elle t’avais choisi, pour être le troisième
Toi t’avais rien choisi, mais tu l’aimais quand même
Et puis tu as grandi, t’avais pas le même nom
Ça a fait des conflits, ça a monté d’un ton

Vous êtes entrés en guerre, et tu la détestais
Mais pour la fête des mères, tu lui téléphonais
Pour la lui souhaiter, et discuter un peu
Sûr qu’au fond tu kiffais, je te connais mon vieux

Pour nous c’était mamie, mais là ça fait un bail
Qu’on l’appel plus ainsi, qu’on l’a rayé du bail
P’t’être que j’aurai aimé, discuté avec toi
Au lieu de t’ignorer, et d’honorer son choix

Surtout qu’il est plus là, et il aurait rien vu
Et même s’il était là, p’t’être qu’il aurait voulu
Que tu m’racontes un peu, comment était la vie
Avec ses trois frérots, la maison des Berthuy

J’ai bien quelques photos, dans la cour à Chadecol,
Où ils font du vélo, où ils vont à l’école
Tes quatre auvergnats, qui sont dev’nus des grands
Même s’ils sont plus que trois, ce soir ils restent enfants

En voyant leur maman, qui s’envole tout la haut
Jean-Mi, Didier, Christian, vous pouvez être paisible
Car votre frère l’attend, j’pense qu’il s’est fait tout beau
Et puis le connaissant, il a brulé la Bible

J’aimerai juste être un ange, pour pouvoir me marrer
Voir ce moment étrange, quand ils vont s’retrouver
Un subtil mélange, de bonheur et de gêne
Puis un regard qui change, l’au-delà est sans haine

Ils ont beaucoup à s’dire, à faire ils auront tant
Beaucoup de souvenir, en plus ils auront l’temps
Et j’pense qu’avec l’écoute, ils deviendront moins fier
Et une bonne fois pour toute, apprendront à se taire

Mais tous ces rendez-vous, ces p’tits moments prives
Resteront entre vous, resteront vos secrets
Pendant que tout en bas, tout l’monde se réuni
Pour une femme, une amie, pour maman, pour mamie

Moi j’suis juste resté con, quand j’ai appris c’matin,
J’restais sans réaction, au message du parrain
Mais je sais qu’aujourd’hui, je n’ai aucune envie
De penser aux conflits, aux rancœurs de la vie

Juste souhaiter ton repos, le plus en paix possible
Même si papa c’t’idiot, autour fait l’imbécile
Redémarre à zéro, retrouve ton p’tit garçon
Je suis sûr que là-haut, vous vous direz pardon

Je suis l’fils de Satan

 

A chaque crépuscule, toujours je me réveille,
Jamais ne capitule, toujours l’même rituel,
Je sort une bouteille, mais pas d’eau, mais de sang,
Car j’descend pas du ciel , je suis l’fils de Satan

Je viens plutôt d’en bas, je sors des enfers,
Vous n’y echapperez pas, je vous ferai tous taire,
Vous ne me verrez pas, j’arriverai par derriere,
Et ne vous cachez pas, j ai beaucoup trop de flaire,

Vous connaissez deja, le Sheitan, le Ouija,
Mais a cote de moi, ce sont mère Theresa,
Vous n’imaginez pas, vous auriez trop de flippe,
Ce dont je suis capable, je faire avec vos trippes,

Tous je vous retrouverai, je vous égorgerai,
Puis je vous attacherai, et vous écartelerai,
Dans votre monde desormais, il n’y aura plus de paix,
Car j’arrive maintenant, je suis l’fils de Satan

Et ne t’avise pas, de croiser mon regard,
Que je ne trouve pas, dans tes yeux de l’espoir,
Car tu ne pourras pas, quémander la pitié,
Comme tous ceux avant toi, tu finiras brulé

J’éventre les requins, arrache la tête des lions,
Des comme moi y’en a qu’un, je suis l roi des démons
Je suis un être malsain, dénué d’opinion,
Je vais y mettre fin, á votre vie de pion,

Alors profitez bien, d’vos femmes et d’vos enfants
Car s’abattra demain, la colère de Satan,
Tout finira en cendres, vos églises, vos écoles,
Pendant que moi je bande, et me noie dans l’alcool

Tous je vous retrouverai, je vous égorgerai,
Puis je vous attacherai, et vous écartelerai,
Dans votre monde desormais, il n’y aura plus de paix,
Car j’arrive maintenant, je suis l’fils de Satan

Regardez bien votre France, votre Europe, votre Terre,
Car arrive ma souffrance, pire qu’une bombe nucléaire,
Vous pourrez m’envoyer, l’armée, vos militaires,
Ils finiront noyés, et mordront la poussière

Je rentre dans vos corps, et attend l’bon moment,
Pour un beau jour éclore, de votre coeur mourrant,
Je suis dans chacun d’vous, même les plus pacifistes,
Je suis juste partout, j’ai pris la place du Christ

J’ai retourné sa croix, je l’ai mis a l’envers,
Il a la tête en bas, et il bouffe les vers,
Sur son torse j’ai gravé, trois chiffres avec mes griffes,
INRI est remplacé, par six-cent soixante-six

Tous je vous retrouverai, je vous égorgerai,
Puis je vous attacherai, et vous écartelerai,
Dans votre monde desormais, il n’y aura plus de paix,
Car j’arrive maintenant, je suis l’fils de Satan

N’cherche plus Mickael Myers, Gripsou ou même Freddy,
Ni Hannibal Lecters, Norman Bates ou Chucky,
Ils ont tous fusionné, sont entré dans mon âme,
Pour mieux vous faire trembler, sous la chaleur des flammes

Si tu ne me crois pas, ose éteindre la lumière,
Ne te retourne pas, ne regarde pas derrière,
Et quand tombe la nuit, ne regarde pas sous l’lit,
Quand j’bouff’rai ton esprit, tu n’seras pas surpris

C’est grâce á moi Clarisse, tous ces agneaux qui crient,
Et tout ce sang qui pisse, si Ash a pris la scie,
Si en bas ils flottent tous, la douche dans le Motel,
Jack Torrance et sa douce, la poupée Annabelle

Tous je vous retrouverai, je vous égorgerai,
Puis je vous attacherai, et vous écartelerai,
Dans votre monde desormais, il n’y aura plus de paix,
Car j’arrive maintenant, je suis l’fils de Satan

Et si tu veux survivre, je te donne une chance,
Si t’acceptes de me suivre, pour répandre la souffrance,
Lève-toi et rejoins-moi, viens du côté obscur,
Fais un pacte avec moi, prends-en bien la mesure

Ton corps m’appartiendras, ton âme et ton esprit,
Et peut-être qu’avec moi, ta vie s’ra moins pourrie,
J’pense qu’elle sera plus gore, mais bien moins hypocrite,
Plus b’soin d’mentir encore, on prévient tout tout d’suite

Au contraire de ce peuple, qui a les mêmes idées,
Mais s’ invente des valeurs , de solidarité,
Pour aimer le reflet, de soi dans le mirroir,
Moi l’mirroir est parfait, mais n’reflète que le noir.

Tous je vous retrouverai, je vous égorgerai,
Puis je vous attacherai, et vous écartelerai,
Dans votre monde desormais, il n’y aura plus d’paix,
Car j’arrive maintenant, je suis l’fils de Satan

Las Flores

Il était un jour, il était une nuit,

C’était votre tour, chère ville Gaudi,

Au réveil, au couché, on était là

Admirant la diversité, de La Rambla.

Pour notre dernier jour, On a eu le droit à un malus,

Ce n’était pas notre tour, nous on a pris le bus.

 

Les pieds dans le sable, le monde s’affole, que pasa ?

Oh putain merde, c’est bien un attentat.

Il faut se mettre à l’abri

Et appeler le consulat

Mais ici c’est la survie

Faut pas rêver, il ne décroche pas.

 

Le peuple est solidaire, et les gens s’aiment,

Pendant que tu fais la guerre, et que des gens saignent.

Je ne ferai pas d’amalgame, toutes les couleurs se serrent dans les bras,

Nous n’avons pas la même arme, et c’est la notre qui gagnera.

 

De ce que j’ai vu et vécu une chose me guérira

Quand je verrai que c’est ton sang qui coulera

Mon corps est en France, ma tête à Barça,

Oui j’ai eu de la chance, j’pense à ceux pour qui ce n’est pas l’cas.

 

Barcelone, dans ce drame tu as su garder

Ton calme, tes sourires et ta solidarité

On ne s’arrête pas de vivre on va même bien continuer

Notre amour est éternel, toi tu finiras par crever…

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