31 piges

Putain 31 piges de passées

Ça squatte encore en jogging et sweat capuché

Oh gros ! Il serait temps d’évoluer !

Bein ouais mais non mec parce que là tout ce que je veux c’est continuer

Continuer mon chemin,

Je sais pas si j’ai une bonne main

Mais j’mise tapis sans jamais faire confiance au divin

J’crache mon venin dans mes alexandrins

J’suis qu’un pèlerin qui chaque matin construit son lendemain

J’ai fait mes choix, j’ai fait mes croix

Choisis mes lois et tracé ma putain de voie

Alors ouais c’est vrai que c’est pas une avenue

Parfois même une petite rue exigüe

Mais c’est ma route, remplie de doutes

J’garde mes bagages en soute

J’continue à m’remplir au compte goutte

Et j’avancerai coûte que coûte

Y’en a que j’ai écouté

D’autres que j’ai laissé de côté

Ceux qui proches de moi sont restés

Sont ceux sur qui aujourd’hui j’peux compter

C’est quand tu te retrouves dans la merde

Que tu différencies les vrais des faux

Ceux qui savent trouver les verbes

Et les mots qui soignent tes maux

Pas besoin de faire le bilan,

La vie t’impose son poids au fil des ans

Je sais qu’les psy m’attendent sur leur divan

Mais j’préfère regarder le temps défiler sur mon cadran

J’peux pas dire que ma vie est construite

C’est juste le résultat de mes bonnes et de mes mauvaises conduites

Aucun regret, aucune fuite,

Tout ce que j’vis me construit pour la suite

Tout ce qui un jour te détruit t’oblige à rebondir

Parfois c’que t’aime le plus peut finalement te détruire

Je ne regarde plus derrière

Pas besoin de rétro pour surveiller mes arrières

Peut-être trop con, peut-être trop fier

J’garderai toujours mon esprit contestataire

Énervé depuis la naissance

J’ai toujours su gueuler avec aisance

Saouler, hurler, insulter la bien-pensance

Aujourd’hui j’inculque ma hargne à ma descendance…

Remonter le temps

Les mots sont des virus qui m’ont contaminé,

Pas de remède miracle pour guérir de ces maux,

Alors comme tous les soirs, je crache sur le papier,

Mes soucis, mes malheurs, mes joies et mes fardeaux.

 

Si j’remontais le temps, je f’rai les mêmes erreurs,

J’marcherais les deux pieds joints dans cette flaque de douleur,

Juste pour revivre un temps cet instant de bonheur,

Cette drogue qui me consume le cœur de l’intérieur.

 

J’assumerai tous mes choix, choisir c’est renoncer,

A cette vie trop banale, aux principes raisonnés,

J’veux du sable dans les ch’veux et un baiser volé,

J’veux l’éternelle folie de ces gens trop fêlés.

 

J’tomberai au même endroit, me suis toujours relevée,

J’recolle tous les morceaux, moi je sais bricoler,

Je suis jamais la même après une écorchure,

Je me retrouve toujours un p’tit peu plus tordue.

 

Bien sûr si je pouvais ramener à la vie,

Tous ces cons disparus qui m’ont rendu fragile,

J’te f’rais un demi-tour sans penser à demain,

Pour dans leurs dernières heures, les tenir par la main.

 

Tu sais j’connais par cœur les allées du cimetière,

L’emplacement de chacun sur ce plan mortuaire,

J’revivrai ébranlée ces journées de l’enfer,

Tu sais ça s’apprend pas, l’adieu d’un être cher.

 

J’retournerai vivre là-bas, tu sais chez les aïeux,

L’atmosphère de l’Espagne coule dans mes veines bleues,

L’insouciance de l’été vécue avec le frère,

Je suis d’venue addict de ces joies éphémères.

 

J’irai les yeux fermés aux fiestas familiales,

L’odeur de ces instants n’a rien de comparable,

Le temps n’existait plus, tu sais, pas comme ici,

Les tensions d’aujourd’hui émèchent ces souvenirs.

 

Je recroiserai la route de ce con bien trop fière,

J’lui dirai pas merci mais je le laisserai faire,

Le monde que je voyais, il a tout fissuré,

Je me suis renfermée car j’y voyais plus claire.

 

Je n’oserai toujours pas certains actes ni pensées,

Je suis née bien tarée mais me suis trop soignée,

La folie, les éclats on m’les a interdit,

Tant mieux j’l’aurai été avec des vrais tocards,

Aujourd’hui j’ai enfin trouvé tous ces gens-là,

Qui acceptent sans égard le tréfond de ma folie.

 

J’me retourne bien trop souvent, j’regarde trop en arrière,

La nostalgie putain, ça je n’peux rien y faire,

J’crois pas qu’la vie sera mieux que celle vécue hier,

Et ce bonheur passé fout l’cafard en hiver.

 

Mes pas m’ont amené là où j’n’espérais plus,

Pourtant au fil du temps, l’essentiel change de camp,

Et la ligne d’arrivée, putain, a disparu,

Derrière ce mur humain que j’croyais loin devant.

 

Mais j’l’ai touché du doigt cette putain de banderole,

On m’la arraché de force, tu sais, j’ai vacillé,

J’ai failli arrêter cette sale course effrénée,

J’avais mal en dedans, à en devenir folle.

 

J’ai relevé la tête, j’ai une blessure de plus,

Celle-ci ne guérit pas, c’est une plaie bien ouverte,

Elle suinte les soirs d’été et les nuits de pleine lune,

J’ai pas trouvé la colle pour combler cette perte.

 

J’le regarde bien d’en bas, ce mur enterré là,

J’ai plus vraiment la force de sauter par-dessus,

J’préfère m’appuyer d’ssus, regarder le passé,

Car c’est là que se trouve ma très chère odyssée,

Je veux pas perdre de vue, ces purs moments d’extase,

Tu sais j’suis pétrifiée, j’ai peur qu’ils reviennent plus.

 

Je préfère attendre une voix ou bien une main tendue,

Même si je veux que ce soit cette personne du passé,

Je tends quand même l’oreille, ben oui, on sait jamais

 

Peut-être qu’un jour ou l’autre, elle franchira le mur.

365 jours

L’année commence toujours par une méga fiesta,

On danse on s’bourre la gueule même avec les parias,

On crache sur le passé, on oublie même demain,

L’ivresse du nouvel an semble vraiment sans fin.

 

Et quand le jour se lève, tu vois rien n’a changé,

A toi le salarié qui trime toujours pour rien,

Continue de ranger tes satanés rayons,

Le peuple se shoote l’esprit à la consommation.

 

Et on enlève ces arbres décorés avec soin,

Les rues deviennent lugubres dans le froid du matin,

On déambule sans rêve, on débranche son cerveau,

La peur nous prend aux tripes d’finir dans l’ caniveau.

 

Dans cet hiver sans fin vient la saint valentin,

Des fleurs et des bijoux, sans oublier le resto,

Moutonnerie de l’amour qu’on impose aux crétins,

Et qui paieront 6 mois le crédit d’leurs cadeaux.

 

Célibataire t’as plus qu’à mater la télé,

Ou à t’ choper une blonde dans ces putains d’soirées,

Console ta solitude avec de faux baisers,

Et crache sur tous ces couples qui croient vraiment s’aimer.

 

Société de fous qui stigmatise le célibat,

Soyez maqués et puis surtout faites plein d’enfants,

Moi je rigole et puis je pleure sur tous ces gens,

Qui ne vont s’aimer qu’à moitié jusqu’au trépas,

Pas d’intérêt d’aimer seulement un jour sur deux,

Faut prendre le risque d’être avec celle qui t’coupe le souffle,

Quel désespoir d’acheter l’bonheur deux francs six sous,

C’est bien à toi de décider quand être heureux.

 

Et le mois de mars interminable c’est une vraie plaie,

Les giboulées t’enferment chez toi tous les dimanches,

On s’goinfre de bouffe et d’amertume d’vant nos télés,

Les yeux hagards, on s’robotise on se débranche.

 

Débarque enfin les jours fériés et le soleil,

On sort les mômes, et puis le chien et les glacières,

Absent depuis presque 4 mois on sniffe le ciel,

Comme des drogués en état de manque de cet air frais.

 

Un vrai spectacle de marionnettes ces jours fériés,

Tous des pantins les gens qui prennent le même chemin,

On fuit la foule, dans la voiture tous entassés,

Pour la r’trouver au bout de la route le lendemain.

 

On claque ses sous dans ces week-end souvent trop courts,

A toi l’ouvrier les heures sup’ pendant 10 jours,

T’aurai mieux fait d’garder tes sous pour boire un coup,

Sur ce balcon à crédit que tu paies chaque jour.

 

Et toi le peuple t’oublie trop vite d’où vient c’ repos,

D’la religion et tu t’en fiche ça se comprend,

Mais rappelle-toi de cette guerre y a si longtemps,

Qui a fait naître dans nos mémoires de vrais héros.

 

Pavane toi bien le cul à l’air sur cette plage,

En pensant à tous tes crédits et ta vie d’merde,

Tu ne vois rien du sacrifice et du courage,

Tu piétines même sans le savoir tous leurs cadavres.

 

Je te demande pas d’prier 3 jours en leur mémoire,

Mais pense à eux tard dans la nuit au moins une fois,

C’est grâce à eux la liberté d’faire ce qu’on veut,

A nous les risques pour avoir c’qui nous rend heureux.

 

Au milieu d’ça vient toutes les fêtes des pères et mères,

Comme une gloire aux géniteurs qui t’ont fabriqué,

Pas besoin d’date pour m’rappeler ceux qui m’ont aimé,

Mon cœur se façonne chaque jour grâce à leur chair.

 

Orphelin, encule cette journée tu as le droit,

Pas besoin d’un dimanche pour aller au cimetière,

Et toi l’parent qui ne fait rien d’autre que d’ baiser,

Tu crois vraiment que cette journée elle t’ai dédiée,

Donner la vie ne suffit pas à faire de toi,

Le père parfait dont le gamin sera si fier.

 

Allez voilà l’été et tous ses vacanciers,

Qui dépensent toutes leurs thunes en restos et boissons,

On sort tard dans la rue, on ne s’fait plus de mouron,

On vit au jour le jour en ayant le cœur léger.

 

On joue la comédie d’la famille bien unie,

Ben oui ça fait 6 mois que tout est réservé,

Et puis y a les gamins, faut pas les perturber,

Allez prend plein de photos et puis surtout souri.

 

Et puis y a la famille qu’tu vois une fois par an,

Et toutes ces questions connes sur toi et ton bonheur,

C’est vrai que sous la chaleur, on a l’esprit farceur,

Qui nous fait croire un temps qu’être bien est suffisant.

 

Et on rigole tout le temps parce qu’on bouillonne de vie,

Putain mais rappelle-toi y a à peine 6 mois,

Tu voulais la quitter et recommencer ta vie,

T’avais ta démission pendue au bout des doigts.

 

L’été les gens se complaisent dans leur vie imparfaite,

Des lâches qui s’emprisonnent dans leur bonheur fictif.

J’perds pas mon temps de vie à jouer la comédie,

Et même si c’est l’été et qu’on doit faire la fête,

Tu sais pour moi l’bonheur c’est le but de la vie,

Pas de répit ni de vacances, tu sais on a qu’une vie,

J’continue même l’été à m’battre pour l’essentiel,

Une famille bien unie même au cœur de l’hiver.

 

Tu sais l’14 juillet, y a toujours plein de lumières,

Le soir dans tous les bleds c’est la révolution,

Puis y a le défilé et tous ces militaires,

Comme si on préparait une extermination.

 

Encore un bel hommage à l’histoire de la France,

Vas-y peuple ignorant fait donc ta pénitence,

Toi qui salue tout haut ces flics et ces gendarmes,

Qui essuient tous les jours tes baffes et tes crachats.

 

Et puis c’est la rentrée et là tout s’accélère,

Faut habiller les gosses et les livres scolaires,

Faut reprendre sa vie de chien et retourner bosser,

Métro, boulot, dodo, assume ta sale lâcheté.

 

Même en rentrant de bonne heure, il fait déjà nuit,

Tu vois même pas tes mômes, ils sont déjà couchés,

Écoute la donc râler à peine les portes franchies,

Tu vois même pas d’répit dans ce putain de foyer.

 

C’est alors que vient Halloween et la Toussaint,

Quelle bizarrerie de craindre les morts tard dans la nuit,

Pour le lendemain allez fleurir tous ces lieux saints,

Pas l’même costume et pourtant la même comédie.

 

Faut s’déguiser pour réveiller tes plus grandes peurs,

Tu cherches l’ivresse pour exciter ta vie tranquille,

La ville se teinte d’une atmosphère presque mystique,

T’as l’corps shooté et l’esprit barge pour quelques heures.

 

Au matin, les pantins s’animent et filent tout droit,

Des fleurs et des bougies, tous sur le même chemin,

Quelle divine comédie pour soulager sa foi,

Quel intérêt franchement si t’y pense plus demain.

 

Va donc fleurir ces tombes, ta BA de l’année,

Tu sais les autres jours t’as aussi le droit d’y aller,

Si tu trouves pas le temps c’est qu’elle compte pas vraiment,

Joue pas l’parent éploré juste une fois par an.

 

Pourquoi tu mets des fleurs sur cette putain de tombe,

Moi je refuse d’aller sur celle qui est là-bas,

Elle a renié Mamie et pourrie son jeune âge,

C’est pas parce qu’on est mort qu’on mérite le pardon.

 

 

Donc arrêter d’agir comme de putains de moutons,

On fleuri pas les tombes des cons et assassins,

Pas de fleurs en plastique, ne fais pas ton radin,

Et reviens donc demain rendre hommage au tonton.

 

Pas de panique le fonctionnaire, 10 jours après,

Tu peux souffler, le 11 novembre est bien férié,

Pas pour le peuple travailleur, toujours présent,

Qui trime sans foi et sans rancœur pour ses enfants.

 

On célèbre à la capitale tous ces poilus,

Ces gosses des champs partis combattre pour notre France,

Sois pas radin le fonctionnaire, prie en silence,

Grâce à eux tu restes chez toi et touche ton dû.

 

Et le dernier mois de l’année c’est tout un cirque,

Faut vite dépenser cet argent durement gagné,

Pas de répit pour l’travailleur qui doit bosser,

Même le dimanche, jour de décuve de l’alcoolique.

 

Pressez-vous donc dans les rayons comme des moutons,

Cherche pas tu trouveras pas l’amour là en bouteille,

Ni le pardon aggloméré dans un carton,

Malgré ce qu’on dit, pas de miracle le jour d’Noël.

 

Et on r’commence ce sketch de la famille unie,

On sourit, on pardonne, on oublie ses débâcles,

Putain mais réveille-toi, regarde, on t’shoote l’esprit,

Et toi t’es l’acteur d’un pathétique spectacle.

 

Ce bonheur dure qu’un jour, demain faudra ramer,

En attendant tu fixes sur ces putains de photos,

Des sourires hypocrites, un bonheur bien voilé,

Tu vois même pas qu’ta vie c’est un putain d’écho.

 

Et ils se remplissent la panse tous ces gens bien élevés

Ils sont plein de manières, de cadeaux trop pensés,

Ils oublient que ce jour est fait pour tous s’aimer,

Et ne pas calculer l’argent qu’on a claqué.

 

Et demain comme un con tu r’tourne au magasin,

Pour échanger ce bien que tu ne voulais pas,

Tu piétine sans l’savoir le geste de ton cousin,

Qui te disait je t’aime autour d’un bon repas.

 

Et puis on s’organise pour la nouvelle année,

Faut faire une pure fiesta peu importe avec qui,

Faut juste s’bourrer la gueule et oublier le passé,

Et même pour un instant on pense plus à l’avenir.

 

Et puis tu recommence à faire plein de projet,

A changer de nana et perdre tous tes bourrelets,

Tu recherches le bonheur pour une fois dans l’année,

En cette nuit de folie, t’as l’esprit éveillé.

 

Et puis le jour se lève et le brouillard revient,

Tu reprends ta mallette, t’oublie d’être un gamin,

Tu t’enferme dans ta vie, on verra ça demain,

Après tout t’as l’année pour changer ton destin.

 

Les jours passent et tu vois plus rien ne changera,

Le temps créé des lâches qui râlent à chaque instant,

Qui croient aimer leur vie malgré les mauvais pas,

Qui ont peur de briser cette routine harassante.

 

Tu sais une vie heureuse ne te laisse aucun doute,

T’as un foyer rempli de gaieté et d’amour,

Jamais tu penses un jour d’envoyer tout valser,

Et puis si c’est le cas, putain réveille-toi,

Une vie ne suffit pas à aimer pour de vrai,

Alors perds pas ton temps à aimer la mauvaise,

Change de taf et assume, pour une fois pense à toi,

Ne finis pas ta vie à revivre en pensée,

Tous ces choix interdits que tu t’es imposé,

Rêver est magnifique mais rien n’est comparable,

A un baiser volé, une caresse oubliée,

Une explosion de joie et des mots dévoilés,

Faut vivre avec ses tripes pour que ce soit mémorable.

 

Alors pour cette année, achète-toi du courage,

Et quand tes yeux s’ront clos le grand jour du trépas,

Tu ne seras pas triste de partir aussi vite,

Tu partiras sans doute avec un vrai sourire

 

Car tu auras vécu tous ces rêves interdits.

La maison de retraite

C’est une prison de béton mais personne ne l’sait,

Illusion de liberté, ouvre bien tes yeux,

La grille est verrouillée, mais oui regarde mieux,

Tes chaînes sont invisibles mais te créent une vraie plaie.

L’odeur te prend aux tripes quand tu franchis la porte,

Ici pas d’ambition, l’avenir c’est la mort,

Plus rien à espérer, une seule sortie possible,

Allongé les pieds d’vant et l’esprit enfin libre.

Y a les illuminés, au fond les plus chanceux,

Ils revivent en pensée ces instants si précieux,

Te racontent leur passé, s’imaginent en vacances,

Et toi tu hoches la tête, non dupe de leurs souffrances.

Puis y a les silencieux et leurs regards perdus,

Pas de mots ni de gestes, seulement des yeux vitreux,

Tu peux parler longtemps, leur vie a disparu,

Espérer un sourire au moment des adieux,

Mais le son de leur voix se perd dans le néant,

Et l’âme au fond des yeux s’éteint à pas très lents.

Fais gaffe aux amnésiques, à ces gens bien au fait,

Quand ils oublient le temps, ils veulent partir en paix,

Retrouver leur maison, s’enfuir à tout jamais,

Ils pleurent et ils s’énervent d’être coincés dans cette chaise,

T’as le cœur encombré de tous ces cris à l’aide.

Et puis y a ces pépés qui attendent le trépas,

Comme un ami très chère venu les délivrer,

Un jour et un soupir d’être encore prisonniers,

Ils s’agrippent à ton bras et te parlent d’un air las,

Que dire à ces vieilles âmes à la fin de leur vie,

Ni la joie ni l’espoir réveillent leurs cœurs durcis,

Ce qu’elles veulent tu le sais c’est un putain d’ suicide,

Et toi tu sors de là en ayant pris une gifle.

Enfin y a les alertes, ces gens bien dans leurs têtes,

Les infos, la télé, les potins du village,

Une vraie cour de récré, remplie de bavardage,

Et si le corps vieilli, le cœur est à la fête.

Mais ne t’attache pas trop, la faucheuse n’est pas loin,

Tu reviens le lendemain tu vois il en manque un,

Le sourire de la veille, tu sais si anodin,

Devient un souvenir de cette personne défunte.

En voilà un nouveau, ben oui le lit est vide,

L’image du disparu trône toujours à l’entrée,

Son nom sur le tableau déjà est effacé,

Son fauteuil tout bancal n’a même pas de répit,

Sa place à la cantine est déjà occupée,

Demain plus de photo juste un vase éméché,

Et on oublie déjà celui qu’il a été.

Un nom un numéro c’est bien tout ce qu’ tu es,

Une routine mortuaire, tu sais comme les fêlés,

Tu confonds les visages, les jours et les années,

Et même si t’avais l’code de c’tte foutue porte d’entrée,

Tu réalises même pas, sanglé dans ton fauteuil,

Qu’au-delà de ces murs, tu ne trouveras rien,

Car oui dans ton état, tu n’as pas fait le deuil,

De ta capacité à réfléchir serein.

Tu vois la vraie prison c’est pas ce bâtiment,

C’est ta foutue caboche qui contrôle ton présent,

 

Tes gestes et tes regards sans aucun sentiment.

Une vie, un choix

Une odeur, un geste, un visage,

Une sensation au creux des reins,

Le vertige qui devient mirage,

Le bonheur remit à demain.

Mais demain sera p’t’être plus là,

La vie prend et jette c’est ainsi.

Regarde donc la mamie là-bas,

Aïeul divin de notre vie,

Que nenni son ancien boulot,

Disparues ses amies d’antan,

Il ne lui reste que ses enfants,

Pas toujours là, souvent absents.

Dans ces moments de dur labeur,

Où elle fait que compter les heures,

Que reste-t-il de son bonheur,

Si ce n’est lui dans son fauteuil,

Co-équipier même dans le deuil,

Sa main tu vois n’a pas changé,

Grande et calleuse comme dans l’passé,

Les sensations restent inchangées,

Quand jamais tu ne cesses d’aimer.

La vie à deux c’est l’aventure,

Le but de cette putain de vie.

Mamie me dit, surtout sois sure,

De vieillir avec un ami,

Un confident et un amant,

De rire aux éclats tout le temps,

D’aimer chaque soir le retrouver,

L’enlacer dans votre foyer.

Mamie me dit y a pas d’efforts,

Ça doit couler comme l’essentiel,

Pas d’importance le matériel,

Tu l’emport’ras pas dans la mort.

Tu sais dans tes dernières années,

Vous s’rez que deux à tout gérer,

Ne les gâche pas à t’engueuler,

A ruminer et à crier.

Mamie me dit gâche pas ta vie,

A épouser un imbécile,

Et si un jour tu veux partir,

Ma p’tite vas-y fais tes valises,

Laisse-le ce con et sa fierté,

Tu sais le bon il s’invente pas,

Il s’imposera dans ton sillage,

Et jamais tu penseras le quitter.

Quand je demande à la mamie,

Le résumé de toute sa vie,

Elle me répond toujours « c’est lui ».

Avant rien n’avait d’importance,

Juste une période, un avant-goût,

A cette folie qu’est l’amour fou,

L’essence de l’âme et de la vie.

Après lui… bah… quelle importance,

Quand on perd son ami de cœur,

Son amant fort, son protecteur,

La vie est dans l’dernier chapitre

Et tu survis grâce aux souvenirs.

Quand je la regarde la mamie,

Tenir la main du vieux papy,

Il se créé comme une alchimie.

Deux âmes en paix se sont trouvées,

Et après ces 60 années,

A s’aimer trop et à sourire,

Ils entament en étant serein,

 

Le chapitre avec le mot fin.

Chapitre 1 – Kundera

La lecture audio ça inspire,

En écoutant On peut écrire.

 

« La légèreté de l’être »

Mais le léger est traitre

En ayant si peur d’aimer

Il passe son temps à consoler

 

Si égoïste pour son plaisir

Il profite de leur désir

Il a ajoute les conquêtes a sa liste

Mais à  sa f’nêtre a l’air triste

 

Devant cette femme innocente

Il choisi d’être bienveillant

La belle au bois dormant si élégante

Se fait piquer par le prince charmant

 

Il efface les contradictions

Il sait y faire pour un médecin

Devant tant de passion

On en oubli le mâle~sain

 

Il voit l’amour comme un fardeau

Seul un fardeau a de la valeur

A ses blessures elle tourne le dos

Mais elle choisi la pesanteur

 

Est-il heureux en libertin

Qd sans elle il n’est pas bien

Est elle heureuse sans soumission

Quand le coeur ne trouve plus sa raison.

Mon enfant

Tu sais moi les enfants, j’ai jamais aimé ça
Toujours là à brailler et à se plaindre de tout ça,
Si fragile et coquin que t’y perds ton latin,
Mais toujours souriant quand ils te prennent la main.

A toi mon enfant, que j’aurai peut-être un jour,
Je t’écris ces mots là pour t’aider dans la vie,
Juste des p’tits conseils, pas de blablas inutiles,
Que j’espère tu garderas, en toi pour toujours.

Tu sais dans cette vie là, tu vas rire et pleurer,
Les joies s’ront éphémères, tu ne verras rien passer,
Les bons moments se vivent et ne se calculent pas,
Et tu kifferas la vie lors de ces instants-là,
Un jour y a le cafard et ses soirs de tristesse,
Tu repenseras sans cesse aux non-dits aux regrets,
Tu subiras ta vie comme une longue détresse,
Et tu penseras au pire coincé au fond de ton lit.

Quel que soit l’origine de tes pleures bien cachés,
Une amitié perdue, une rupture, un décès,
Laisse exploser ta peine, crie-la au monde entier,
Puis faut relever la tête et s’remettre à marcher,
Le cœur bien en avant, vas-y n’ai peur de rien,
Tu r’commenceras à rire, tu vois ça s’oublie pas,
Et même si t’y penseras, sans doute jusqu’au trépas,
Tu rigoleras un jour de tous tes mauvais pas.

Surtout mon cher enfant, choisis bien tes amis,
Ils seront là pour toi, ils s’ront comme une famille,
Les laissent pas décider de tes mots, tes pensées,
Les laissent pas te convaincre de renier tes principes,
Un ami te juge pas, il te prend comme tu es,
Et partage avec toi les plus fous des délires.

Les choisis pas en nombre, les vrais sont assez rares,
Ils t’aideront à t’relever et à soigner tes tares,
Et même quand tu s’ras con et totalement paumé
Ils seront derrière toi, toujours à te guider.

Choisis les bien comme toi ou alors opposés,
Y a pas vraiment de règles, fis toi à ton instinct,
Tu peux parler de tout ou même parler de rien,
Pas de silence gêné ou de non-dits cachés,
Les langues sont déliées au nom de l’amitié,
Tu peux tout déballer même tes plus viles pêchés.

Ne fais pas trop confiance à ces opportunistes,
A ceux qui ne sont là que pour tes réussites,
Un ami t’tend la main quand t’es au fond du trou
Il ne tient pas les comptes, il est là tous les jours.

Tu croiseras des envieux, des cons, des hypocrites,
Ai juste assez de cœur pour aider les plus faibles,
Mais protège bien ton âme de toutes ces idioties,
Ne gâche pas ta vie à être trop serviable.

Et quand tu seras prêt, choisis bien ta moitié,
C’est celle qui te rendra bien meilleur que tu ne l’es,
Apaisera tes pensées et soulagera ton âme,
Pleurera à tes côtés lors de tes plus grands drames.

Ne choisis pas trop tôt, vite fait sur un coup de tête,
Enfin ne pense pas trop, tu sais ça se calcule pas,
Faut juste un bon feeling, le reste ça ne compte pas,
Tu sais faut s’compléter, pour ne pas s’ennuyer,
Faut débattre de tout, sans aucune prise de tête,
Et puis il faut surtout que tu aimes l’embrasser.

Tu te tromperas souvent, tu sais il y a des leurres,
Amour par habitude, ne fais pas cette erreur,
Écoute seulement ton cœur et tout ce que tu ressens,
Sans même savoir, pourquoi tu vas vraiment l’aimer,
Après elle arrivera, peut-être pas au bon moment,
Si tu n’peux t’en passer, vas-y fonce tête baissée.

Oublie pas sur ton chemin, les doyens de la famille,
Ecoute bien toutes les blagues et l’histoire de Papy,
Mamie cuisinera, enchantera tes papilles,
C’est une bulle de bonheur qui éclate petit à petit.

Et puis le jour arrive où tous les rôles s’inversent,
Tu prépares la cuisine, t’essaie d’faire rire Papy,
Tu les aide à marcher, à bien faire leur lit,
Tu sais tes grands parents seront tes premiers enfants.

Et pour ce qui est du taf, vis ça avec gaieté,
Il faut que t’en choisisse un, sans réveil ni horaire,
Un métier pour triper et non pour un loyer,
Laisse pas la société t’imposer la misère.

Ne juge pas trop les gens sans connaître leur passé,
Essaie de pardonner, on peut tous déraper,
Aime bien sur sans limite, pas de quota en amour,
Et puis ris aux éclats, un peu plus chaque jour,
Ne t’énerve pas pour rien, garde ça pour l’essentiel,
Et bats-toi chaque seconde pour que ta vie soit belle.

Mon enfant, mon amour, relis bien ces pensées,
Y a pas d’formule magique dans cette putain de vie,
C’est vraiment la seule chose que j’peux faire pour t’aider,
Sache que quoiqu’il arrive j’serai là à tes côtés,
Vois-tu l’amour d’une mère s’étend à l’infini.

Je ne regrette rien

Non rien de rien,
Non, je ne regrette rien,
Ni les mots oubliés,
Les promesses, tout ça m’ait bien égal.

Non rien de rien
Non, je ne regrette rien,
Le passé, enterré, oublié,
J’ai fini d’espérer.

Avec mes souvenirs,
J’ai pleuré toutes les nuits,
Tous ces mots qu’on me dit,
Ne tombe pas dans l’oubli.

J’ai encaissé toujours,
Les non-dits, les bavards,
Ils pensaient pas à mal,
J’ai le cœur bien trop mou.

Avec leurs étincelles,
Ils m’ont rendu plus belle,
J’ai rêvé d’l’éternel,
Protégée par leurs ailes.

J’ai gardé en silence,
Mes pensées, mes tourments,
Inutile d’être deux,
A être malheureux.

Il suffit de sourire,
De prêcher leurs paroles,
De jouer la frivole,
Et je deviens souvenir.

Je garde au fond de moi,
En secret dans le noir,
Leurs mots et leurs regards,
Les blessures de mon âme.

Non rien de rien,
Non, je ne regrette rien,
Ni les mots prononcés,
Les attentes, tout ça m’ait bien égal.

Non rien de rien
Non, je ne regrette rien,
Le passé, envolé, éjecté,
J’ai fini de rêver.

Avec mes souvenirs,
J’ai recréé ma vie,
Revécu tous ces rires,
Cachée au fond d’mon lit.

Ces vrais jeux de gamins,
Là avec le cousin,
J’y pense tous les matins,
Oubliant son destin.

J’évite d’imaginer,
Son geste désespéré,
Mais l’imagination,
Est pire qu’une possession.

Je revois toutes ces larmes,
Et ces tombes bien fleuries,
J’y vais les yeux hagards,
Et les mains toujours vides.

Le sourire du tonton,
Sa gentillesse innée,
C’est gravé là au fond,
De mon cœur éploré.

Je vais pas à l’église,
Prier pour un martyr,
Je crois pas à ce Dieu,
Je ne crois qu’aux adieux.

Je brandirai la croix,
Si c’est ta religion,
Mais j’le ferai qu’une fois,
En ce jour d’abandon.

Non rien de rien,
Non, je ne regrette rien,
Ni les tombes oubliées,
Les prières, tout ça m’ait bien égal.

Non rien de rien
Non je ne regrette rien,
Le passé, c’est réglé, enfermé,
J’ai fini de pleurer.

L’insouciance je l’envi,
On pense trop aujourd’hui,
Faut vivre sans réfléchir,
Et ne pas que survivre.

Faut rire comme des gamins,
Crier tous nos chagrins,
Insulter tous ces cons,
Aimer dans l’abandon.

J’ai ri avec ceux-là,
Ces amis d’autrefois,
Je pense à nos débâcles,
A ces instants d’émoi.

Ces soirées mouvementées,
Ces moments de connerie,
Ni futur ni passé,
On profite de la vie.

Des pleurs et puis des cris,
Avec tous ces amis,
Certains ont disparu,
D’autres sont seulement perdus.

Le temps a confirmé,
Les vrais, les essentiels,
Le temps a éloigné,
Tous ces superficiels.

Sans eux j’aurai sombré,
Ils sont comme un pilier,
Ils m’aident à me relever,
A balayer l’passé.

Présents quand j’ai pêché,
Jamais ils m’ont jugé,
J’ai bu tous leurs conseils,
Pour trouver le sommeil.

Non rien de rien,
Non, je ne regrette rien,
Ni les rires oubliés,
Les absents, tout ça m’ait bien égal.

Non rien de rien
Non, je ne regrette rien,
Car ma vie, malgré tout, malgré toi,
Je l’aime à en mourir.

J’ai rêvé d’un autre monde

J’ai vu la Une dans les journaux,
Tu sais, y a des morts à gogo,
Irma, Daech, le même combat,
Le but c’est d’t’amener au trépas.

Faut nourrir la population
La gaver du sang et des pleurs,
Bien engoncée dans son tailleur,
Pur produit de consommation.

Et ils se plaignent de tous ces drames,
Et ils ont pitié des misères,
Vas-y mais regarde tes poubelles,
Commence par faire le tri là-bas,
Le réchauffement toi tu t’en fiche,
Tout ce qui compte pour ton 20h,
C’est les infos, un bol de chips,
Sans ça tu peux même pas bander.

Prend du plaisir sur le malheur,
La Presse se meurt dans l’utopie,
Mais quand tu boufferas les racines,
Coincé dans ta boite à crédit,
T’auras droit à un p’tit article,
2 lignes pour résumer ta vie.

Mais pour les dons c’est la galère,
Il faut taxer la ménagère,
Faut pas compter sur les milliards,
Bien cachés par tous ces gens-là,
Les footballeurs et les acteurs,
Ne la connaissent pas cette odeur,
Celle de Lidl et de Primark,
D’la populace nourrit au beurre,
Et aux vêtements sans mode ni marque.

Quelle connerie cette liberté,
Qui dit que l’on peut s’exprimer,
Un matador se fait tuer,
Un chanteur veut en rigoler,
Le maire censure ça va trop loin,
Ah oui, pardon, chez les taurins,
On bande en tuant un taureau,
Tout ça déguisé en travelo.

Le sang, la bière et les machos,
Les fêtes votives et la féria,
Va pas plus loin là c’est l’Hérault,
Zone occupée par les parias.

Les gardois sont des assistés,
Drogués, alcolos à peine nés,
Irma, Daech, la belle affaire,
Macron, Le Pen, pas d’intérêt,
Faut juste cracher sur les antis (corrida),
Jouer les romains aux arènes,
S’enquiller à fond le pastis,
Et prendre du bide à la vingtaine.

Et puis y a l’gros et ses missiles,
Qui bande en jouant à la guerre,
Et y a le moche et ses répliques,
Qui croit être le roi d’la Terre,
Et tous ces gens au quotidien,
Ces hypocrites robotisés,
Ces faux amis que t’as aimés
Et qui ont emporté ta main.

Et y a les cris dans la cuisine,
Tout part en vrille dans la folie,
J’me suis vue collée au pare-brise,
Ben non tu vois toujours en vie,
Quand c’est pas l’heure y a pas de leurre,
Faut continuer son labeur,
Compter ses sous, prier sans foi,
Aimer sans faille, donner sans rien,
Pas de médaille pour tes exploits,
On n’emporte rien dans notre boite,
Faut tout laisser derrière soi.

Allez je m’en vais me coucher,
Tu sais rêver c’est tout ce que j’ai,
Mon utopie est dans ma tête,
Pas dans ces gens à la tv,
Ni dans ces livres censurés.

Je rêve de tout, je rêve de rien,
Je prends la vie, la modifie,
J’enlève les cris et tous ces pleurs,
Je laisse les joies et les sourires,
J’ajoute des noms et des visages,
J’obtiens ma bouée de sauvetage.

Mon paradis sur terre

J’ai décidé d’écrire sur Prose

Même si j’bois pas d’café

Ne m’demande pas pourquoi , l’envie d’décompresser

Dehors c’est la tempête j’ai peur la nuit

J’te parle pas d’satan qui dort en d’ssous d’mon lit

Il m’enlève mes rêves, me plonge dans mes cauchemars

Et voilà que je me réveille , remplie de désespoir

Hier encors j’voyait tout rose , j’étais heureuse , j’pensais qu’à mes victoires

Qu’est-ce que tu ma fait Satan, pour m’faire voir tout en noir

J’tai rien demandé moi, j’étais heureuse dans ma vie

Pourquoi t’a décidé de vivre juste en d’ssous d’mon lit

J’veux qu’tu partes , j’veut pas t’revoir , j’ai l’sang glacial

J’veux plus passer mes nuits blanches dans le noir

J’aimerais bien partir , revoir mon paradis

Parce que j’espère que t’as compris , c’est l’enfer en d’ssous d’mon lit

Tu peux m’sauver, m’emmener, loin d’tous ces cauchemars éveillés

On peut partir , se réveiller, où tu veux, ont ira voyager

J’vois l’futur à t’es côtés mon ange, oublions le passé

On va éviter les voyages en train , ça rend malade

De toute façon tu sais , qu’jsuis pas une femme de première classe

Mon ange quand je parle de toi, t’es Mon soleil dans la nuit

L’enfer avais prit place sur terre, j’en est oublié mon paradis

T’es ma clef du bonheur , ma clef d’la réussite

Si tu t’en vas cette fois , c’est Satan qui réssuscite

Paradis, bonheur, mon ange je tant pris

Reviens moi vite , pendant que j’ai l’declique

J’veux y arriver, m’arrête pas j’suis élancée

J’veux ta tête comme paysage

T’es mon plus beau des voyages

J’ai viré l’enfer d’ma chambre , c’estvide sous mon lit

Maintenant que Satan est parti, mon ange

Ces toi qui est dans mon lit